JOURNÉE
PORTES OUVERTES
Venez nous rencontrer lors de nos journées portes ouvertes
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Organisée du 16 au 25 août 2022, la première édition du Blue Rally Ecosse emmenait une vingtaine d’équipages à la découverte des Highlands à bord de véhicules anciens. L’EPITA y été bien représentée à travers deux 4L portant les couleurs de l’association étudiante Epitrophi :  l’équipage « Les 34 petits chevaux » d’Adrien Anton Ludwig et Adèle Pluquet (promo 2023), qui vivait son second Blue Rally, et l’équipage « Les Blues Brothers » de Tao Blancheton et Victor Simonin (promo 2023), dont c’était le tout premier rallye. Une expérience inoubliable sur laquelle reviennent justement ces deux futurs ingénieurs de 5e année, heureux d’avoir pu vivre un tel baptême du feu !

Quand a débuté votre histoire avec le Blue Rally Ecosse ?

Tao : Cela a commencé il n’y a pas très longtemps en fait, aux alentours du mois de mai., après avoir croisé sur le campus Adrien et Adèle, qui ont fondé l’association Epitrophi à l’EPITA juste après leur première participation au Blue Rally l’an dernier. L’équipage qui devait partir avec eux pour le Blue Rally Ecosse s’étant finalement désisté, ils nous ont demandé si l’on voulait prendre le relais. On a tout de suite répondu oui, sans hésiter !

Victor : Il faut savoir qu’Adrien et Adèle sont vraiment de bons amis – nous les connaissons depuis la prépa à l’EPITA Lyon. C’est aussi pour ça que l’on a accepté si rapidement leur proposition de prendre part à cette aventure. Ils savent qu’avec Tao, on aime plutôt bien vadrouiller et voyager à l’étranger. C’est le genre de projet qui nous tient à cœur !

Le rallye débutant en août, il a fallu faire vite pour valider votre participation, non ?

Tao : C’est vrai : il nous restait alors moins de deux mois pour récolter les fonds nécessaires pour financer l’inscription qui se terminait mi-juin.

Victor : Nous nous sommes donc pas mal donnés ! Par exemple, quasiment tous les midis, durant plusieurs semaines, nous étions sur la terrasse du campus pour vendre des crêpes et ainsi essayer de rassembler des fonds petit à petit, tout en récoltant également des dons. Même chose pendant les Journées Portes Ouvertes : nous étions toujours là pour vendre des crêpes, des boissons, des repas, etc. Nous avons aussi lancé un crowdfunding, une cagnotte en ligne, grâce à laquelle beaucoup d’amis et de membres de nos familles ont pu nous donner un petit peu d’argent. Enfin, par chance, on n’a pas vraiment eu à chercher un sponsor car il y en a un qui est venu de lui-même !

Tao : En fait, quand une amie de mon père a entendu parler du projet, elle a tout de suite voulu nous sponsoriser avec son entreprise ! Avoir ce soutien et celui de l’EPITA, qui nous a tout de même fourni la voiture, cela a été un vrai coup de pouce. À tout cela s’ajoutent évidemment les sous que Victor et moi avons également pu mettre de côté en travaillant en tant qu’assistant professeur à l’école, en parallèle de nos études. Juste avant que les inscriptions ne se terminent, on a d’ailleurs eu deux semaines de rush en tant qu’assistant, du genre à rester sur le camps 6 jours sur 7 de 8 h à minuit, ce qui nous a permis de financer une grosse partie des frais requis.

Victor : Pour revenir au véhicule, il venait juste d’être acheté par l’école et avait vu son moteur être refait entièrement à neuf en 2020. Du coup, on n’avait pratiquement rien à changer ou presque dessus. L’école nous a ensuite laissé carte blanche pour aménager l’intérieur et repeindre la carrosserie à notre goût.

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)

Victor, Tao, Adèle et Adrien, quatre étudiants de l’EPITA férus d’aventure !

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)

Comment peut-on décrire ce qu’est le Blue Rally Ecosse ?

Victor : C’était la première édition, mais les organisateurs estimaient qu’il s’agissait de l’un des rallyes les plus sauvages et difficiles, qu’il s’adressait aux participants un peu plus aguerris… et ils avaient raison ! En effet, le parcours passait par des contrées extrêmement sauvages d’Écosse, tout au nord du pays, dans des régions quasiment inhabitées. C’était une belle aventure à ce niveau ! Mais au-delà de cet aspect, ce rallye faisait aussi la part belle à la convivialité et aux belles rencontres humaines. Parce que nous étions assez isolés, avec peu de personnes vivant aux alentours, on a vraiment pu prendre le temps de discuter et d’échanger avec les autres équipages participants. Cela nous a beaucoup plu.

Tao : Un autre avantage de ce rallye, c’est sa taille. Contrairement à d’autres rallyes, il limite la participation à une cinquantaine d’équipages. Là, pour cette première édition, nous étions seulement 23 équipages auxquels s’ajoutaient les équipes mécaniques et d’organisation. Cela représentait donc moins d’une centaine de personnes au final. Cela nous a permis de vraiment pouvoir connaître un peu tout le monde, ce qui n’aurait sans doute pas été possible lors d’un rallye réunissant plusieurs centaines voire plusieurs milliers d’équipages.

Quand on parle de rallye, on peut penser à une course, mais c’est faux, n’est-ce pas ?

Victor :  Clairement pas ! Le but d’un rallye comme le Blue Rally Ecosse, c’est vraiment d’arriver jusqu’au bout. C’est ça l’objectif premier, d’autant plus qu’on ne peut pas réellement faire de course lorsqu’on est au volant de véhicules anciens comme des 4L, qui connaissent fréquemment des problèmes mécaniques. Toutefois, durant l’événement, il y a tout de même un classement tenu sur plusieurs critères. On peut gagner des points via des concours sur Facebook et Instagram, en passant par certains points GPS, en suivant le tracé donné par les organisateurs au départ, etc. La régularité et le fait de pas connaître trop de pannes mécaniques – sans avoir surtout à faire appel à l’assistance du rallye – permettent aussi de monter au classement. Et nous, avec Tao, on a finalement fini à la troisième place !

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)
Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)

Quelles étapes vous ont particulièrement marqués ?

Tao : Il y en a beaucoup trop ! En fait, tout le rallye a été mémorable… y compris dès le premier jour durant duquel l’équipage d’Adrien et Adèle est tout de suite tombé en panne ! (rires) Sinon, si je devais en citer deux, je dirais d’abord le moment sur l’île de Skye, donc tout au nord de l’Écosse, où l’on a fait une randonnée qui s’appelle « The Old Man of Storr ». On a eu la chance d’avoir un ciel super dégagé, rendant le point de vue et les paysages fantastiques. Le second moment, c’est quand nous nous sommes rendus encore plus au nord, dans la ville de Clachtoll. Il y avait des plages de sable blanc donnant sur la mer, avec une eau à 8 ou 9°… Au départ, en arrivant sur la plage, on trouvait ça bizarre de voir tout le monde porter une combinaison pour se baigner alors que nous étions juste en maillot de bain. On a compris une fois dedans ! (rires)

Victor : Pour ma part, je retiens le moment où l’on a commencé à se retirer des grandes routes pour rentrer dans les Highlands. C’était le deuxième jour je crois, entre Fort William et Newcastle : on a alors découvert des paysages magnifiques, que l’on parcourait sur des routes à une voie. D’ailleurs, on a pratiqué ce genre de route pendant quasiment toute la durée du rallye. C’était génial.

Avez-vous pu nouer des liens avec les autres équipages ?

Tao : La moyenne d’âge de ce rallye était aux alentours des 30-35 ans, ce qui n’était pas plus mal. Notre équipage devait faire partie des plus jeunes avec celui d’Adrien et Adèle et celui de deux filles qui venaient de Corrèze. En vrai, il y avait un peu de tout au niveau de la population et c’était assez cool : on pouvait discuter avec des gens assez proches de nous comme d’autres personnes plus âgées, pour échanger sur leurs expériences de vie. Par exemple, avec Victor, nous avons pas mal parlé avec l’équipage de Michel et Valérie qui, eux, pour le coup, étaient dans la soixantaine.

Victor : On pouvait y voir des couples un peu plus âgés passionnés de véhicules anciens, des plus jeunes là pour l’expérience, etc.  Il y avait même des familles, réparties sur deux ou trois équipages, ou d’autres comme nous, qui partaient entre amis par goût du voyage. C’était vraiment sympa de découvrir les motivations de tout le monde et de pouvoir rencontrer des gens de différents milieux !

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)
Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)

Quel a été le plus gros défi à surmonter ?

Tao : Durant le rallye, nous ne dormions pas dans des tentes comme la majorité des participants car nous avions aménagé notre 4L fourgonnette afin de pouvoir dormir à l’intérieur. Sauf que Victor étant assez grand, 50 cm de matelas dépassait, nous poussant à devoir finalement dormir le coffre complètement ouvert, avec juste une sorte de toile de tente accrochée histoire d’être quand même à l’abri. Et une fois, alors qu’on était sur l’île de Skye, vers 5h du matin, le vent et la pluie étaient tellement forts qu’une sardine de la toile s’est arrachée. Je me suis réveillé en me prenant de l’eau plein la figure ! Je me suis alors retrouvé à sortir en caleçon et en doudoune pour tenter de sauver le truc. Et là, je tourne la tête et je vois que tout le monde est en pleine galère !

Victor : Toutes les tentes étaient à moitié envolées, les alarmes des véhicules commençaient à sonner… On était en pleine tempête ! C’était une sacrée épreuve et sans doute la plus grosse qu’on ait eu à surmonter car, heureusement, on a eu énormément de chance côté mécanique durant le rallye. Le moteur et la 4L ont bien tenu le coup de manière générale. Bon, on a bien eu des petits soucis de compteur de vitesse mais rien de bien grave : on pouvait continuer largement à rouler malgré ce problème !

Avez-vous des conseils à donner à celles et ceux qui voudraient également se lancer dans un rallye ?

Tao : Déjà, c’est de se préparer le plus tôt possible. Se lancer dans cette aventure seulement deux mois avant le départ comme nous, ce n’est pas très conseillé, même si nous avons réussi bien nous en sortir ! (rires) Par contre, ce qui est sûr, c’est qu’il faut se motiver et ne pas repousser toujours les choses au lendemain, se dire qu’on cherchera un sponsor plus tard ou décréter qu’on verra bien le moment venu pour tout ce qui est mécanique alors qu’on ne s’y connaît pas forcément à la base. Il faut s’intéresser à son véhicule en amont, regarder un peu sur Internet comment le moteur marche, réunir deux-trois connaissances sur le sujet, etc. Le but n’est pas forcément de savoir tout changer sur son véhicule, mais au moins de comprendre ce que dit l’équipe du support mécanique quand elle vient vous aider durant le rallye.

Victor : L’autre conseil, c’est d’être motivé et de le rester ! Il ne faut pas avoir peur d’y aller, de partir, d’autant plus que l’organisation du Blue Rally est vraiment proche des participants, ce qui est hyper rassurant.

Tao : Le Blue Rally n’est pas réservé à ceux qui s’y connaissent en mécanique grâce à son organisation très investie. Pour preuve, le dernier jour, deux moteurs de 4L ont lâché : celui d’Adrien et Adèle ainsi que celui d’un autre équipage. L’équipe mécanique avait un moteur de rechange, qu’elle a pu utiliser pour un des véhicules, mais pour l’autre, cela a été une autre histoire… et les mécaniciens ont tout de même réussi à s’en occuper sur un parking à côté d’un garage en trois heures seulement !

Victor : Les garagistes écossais étaient éberlués de voir un moteur être changé dans sa totalité aussi rapidement et que tout marche parfaitement ensuite !

Tao : Ce sont des personnes ultra compétentes, qui aiment l’expérience du rallye et relever le défi de cette façon !

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)

Après ce premier rallye, avez-vous déjà envie de repartir ?

Victor : En effet, nous sommes très tentés à l’idée de participer à une autre édition, le Blue Rally Bardenas, qui se tiendra en novembre. C’est un rallye un peu plus court, qui requiert aussi un peu moins de fonds à récolter. Bon, du coup, on s’y prend encore deux mois à l’avance seulement, mais on pense vraiment pouvoir y participer ! (rires) On s’est vraiment éclatés en Écosse et donc c’est reparti pour nous !

Et comment faire si l’on veut vous soutenir pour cette nouvelle aventure ?

Tao : Vous pouvez aller directement sur notre compte Instagram, celui des Blues Brothers, où se trouvent tous les liens utiles pour pouvoir nous soutenir. Vous pouvez également nous contacter directement à travers l’association Epitrophi !

Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)
Le Blue Rally Ecosse vu par Tao et Victor (EPITA promo 2023)
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