« Être développeur full stack, c’est être amené à s’adapter à des situations inconnues »

« Être développeur full stack, c’est être amené à s’adapter à des situations inconnues »

S’il y a bien deux éléments qui résument le parcours professionnel de Mélanie Godard (EPITA promo 2015), c’est bien sa passion pour le code et son attrait pour l’univers des startups. Cette Ancienne passée par la Majeure GISTRE raconte son quotidien de développeuse full stack au sein de Doctolib, l’incontournable « licorne » française de la prise de rendez-vous médicaux.

 

Passée par la Majeure GISTRE, Mélanie Godard (EPITA promo 2015) occupe le poste de développeur full stack au sein de Doctolib.

 

Comment êtes-vous arrivée chez Doctolib ?

Mélanie Godard : Après l’EPITA, j’ai d’abord occupé le poste de développeuse Back-End au sein de Thank You Motion, une start-up qui propose une application permettant de partager des extraits de vidéos en ligne sur ses réseaux sociaux. Puis, comme j’ai ensuite souhaité rejoindre une start-up plus grande, avec de nouvelles missions, j’ai rejoint Doctolib en 2017, en tant que développeuse full stack cette fois. Depuis mon arrivée, j’ai évolué au sein de plusieurs équipes, construites à chaque fois pour améliorer une partie du site pour l’utilisateur. Les projets auxquels je participe sont variés et peuvent concerner l’amélioration de la prise de rendez-vous, du partage de documents, des fonctionnalités de recherche, etc.

 

Justement, c’est quoi exactement un développeur full stack ?

Il s’agit d’une personne capable de travailler sur toute la chaîne de développement. Il faut à la fois pouvoir concevoir une nouvelle fonctionnalité, la coder dans n’importe quel langage, la mettre en ligne puis la surveiller afin de vérifier qu’elle fonctionne bien dans le temps et résoudre les éventuels bugs. Et c’est un métier qui, à Doctolib, s’exerce aussi au contact des autres. Ainsi, on est amené à échanger avec un Product Owner qui définit les projets à développer, un designer qui imagine à quoi doit ressembler la fonctionnalité, un Data Analyst qui analyse ensuite l’utilisation de la fonctionnalité développée pour veiller à son bon fonctionnement et, bien entendu, d’autres développeurs. Dans l’entreprise, chaque équipe de développement est d’ailleurs composée de 3 à 5 personnes, tandis que la mission donnée est décomposée en petits projets qui durent généralement 1 à 2 semaines. Pour chaque projet, je code avec l’équipe les nouvelles fonctionnalités définies, puis vérifie que tout fonctionne bien et surveille le code dans le temps. Du fait de mon expérience, j’ai désormais également un rôle d’accueil des nouveaux arrivants pour faciliter leur intégration.

 

Passée par la Majeure GISTRE, Mélanie Godard (EPITA promo 2015) occupe le poste de développeur full stack au sein de Doctolib.

Passée par la Majeure GISTRE, Mélanie Godard (EPITA promo 2015) occupe le poste de développeur full stack au sein de Doctolib.

 

Quelles compétences sont requises pour occuper ce poste ?

Déjà, il faut avoir l’envie d’apprendre ! Être développeur full stack, c’est être amené à s’adapter à des situations inconnues… et être aussi passionné que patient ! En effet, le code développé ne fonctionne pas toujours automatiquement comme on le souhaite dès le premier coup et il faut alors faire preuve de persévérance pour atteindre l’objectif fixé. Enfin, et j’en ai déjà parlé, mais il faut également savoir travailler en équipe. Chez Doctolib, c’est capital du fait de l’organisation des missions basées sur le mode de la collaboration et non du travail individuel. Cela oblige aussi à être humble et à écouter les collaborateurs plus expérimentés.

 

 

À quoi ressemble une journée type ?

Chaque journée débute par ce qu’on appelle le « Stand-up meeting », une réunion de 10 minutes maximum où chaque personne de l’équipe évoque ses activités pour la journée, ses difficultés, les coopérations entre collaborateurs. La journée se divise ensuite entre le développement des fonctionnalités à réaliser et la vérification du code des autres. Pour certaines fonctionnalités complexes, le travail se fait en binôme. À Doctolib, nous avons également du temps de libre pour nous consacrer à d’autres projets pour l’entreprise selon nos propres centres d’intérêts. Moi, par exemple, mon intérêt se porte sur l’onboarding et le mentoring. À plusieurs, on réfléchit ainsi à comment mieux accueillir les nouveaux venus et les aider dans leur découverte du code à Doctolib, on s’assure de maintenir le savoir des collaborateurs, on met en place des temps de partage de connaissances sur des sujets, on veille à améliorer le quotidien par la mise en place des rituels hebdomadaires de cohésion…

 

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

C’est un métier que j’aime beaucoup. Quand on est développeur full stack, on a régulièrement des challenges techniques très intéressants à relever, ce qui nous permet d’apprendre continuellement et de progresser – je ne me lasse pas d’investiguer sur les raisons informatiques d’un bug ou d’une situation étonnante, par exemple. J’apprécie aussi pouvoir échanger avec des collaborateurs au sein d’une petite équipe : on ne se sent jamais isolé et l’on sait que l’on peut toujours s’entraider et partager nos connaissances techniques et humaines !

 

Passée par la Majeure GISTRE, Mélanie Godard (EPITA promo 2015) occupe le poste de développeur full stack au sein de Doctolib.

 

Pourquoi avez-vous opté pour la Majeure GISTRE à l’EPITA ?

Tout simplement parce qu’à l’époque, je pensais travailler dans la robotique et l’Internet des Objets ! Mon stage de fin d’études portait même sur les objets connectés sauf qu’une fois ce dernier terminé, j’ai voulu tester le domaine du développement web et le mode start-up… et j’y suis restée ! Pour autant, en dépit de mon changement de trajectoire, je choisirais à nouveau cette Majeure sans hésiter car GISTRE m’a appris à toujours essayer de comprendre ce qu’il se passe en arrière-plan d’un site web, d’observer ce qui n’est pas visible, d’analyser le fonctionnement d’ordinateur… Ce genre de choses, parfois abstraites, vous demandent d’acquérir non seulement la persévérance et la rigueur, mais aussi des compétences très techniques qui me servent beaucoup aujourd’hui.

 

Enfin, que retenez-vous de votre expérience d’étudiante-assistante à l’EPITA ?

Cette expérience m’a beaucoup apporté humainement. C’est même elle qui me permet aujourd’hui de faire du mentoring auprès des autres collaborateurs de Doctolib. En effet, à l’EPITA, les étudiants peuvent devenir assistants lors des 4e et 5e années afin d’encadrer une partie des projets des étudiants de 3e année. Il faut alors préparer les sujets des projets, les expliquer aux étudiants puis les aider à les réaliser et les évaluer. On encadre aussi les séminaires d’une à trois semaines, tels que la Piscine en début de 3e année. Évidemment, pour bien aider un étudiant, on l’invite d’abord à réfléchir sur son code, à prendre du recul pour résoudre ses problèmes. Être capable d’expliquer les choses permet aussi de mieux comprendre les sujets soi-même quelques temps après, de s’affirmer en réalisant des présentations, en menant à bien des projets… C’est très formateur !

 

Passée par la Majeure GISTRE, Mélanie Godard (EPITA promo 2015) occupe le poste de développeur full stack au sein de Doctolib.

 

Découvrez le parcours de Jessy Bernal (EPITA promo 2008), CTO et cofondateur de Doctolib !