L’EPITA invente la télévision de demain

Chaque année, l’EPITA accueille une entreprise, une startup ou un grand groupe à l’occasion d’un rush entrepreneurial. Durant cet évènement, l’intégralité des étudiants d’une promotion travaille autour de thèmes innovants liés au numérique. Le 8 octobre, l’école, en partenariat avec l’accélérateur StartUp42, recevait France Télévisions. Les étudiants de la promotion 2014 devaient proposer de nouvelles manières de réinventer la télévision grâce aux innovations numériques.

rush_ftv01.JPGLa promotion 2014 de l’EPITA, réunie pour l’évènement

Changement de paradigme technologique

Avec l’augmentation du débit Internet chez les particuliers et l’expansion des usages numériques mobiles, les jeunes sont de moins en moins devant leurs télévisions. Ainsi, un rapide sondage réalisé lors de ce rush entrepreneurial a montré que sur les quelques 150 étudiants réunis pour l’occasion, moins d’une dizaine avait effectivement regardé la télévision la veille, alors qu’une large majorité avait passé du temps devant YouTube.

« Nous faisons face à trois disruptions majeures, explique Eric Scherer, directeur de la prospective et de la stratégie numérique chez France Télévisions. La multiplication des écrans (ordinateurs, smartphones, tablettes…) a changé les modes de consommation de la télévision. Dans le même ordre d’idée, la télévision ne crée ni ne produit plus ses contenus comme avant : de nouveaux acteurs émergent. Consécutivement à tout cela, la télévision est entrée en concurrence avec de nouveaux diffuseurs en ligne. C’est pour cela que nous faisons appel aux futurs ingénieurs et développeurs, pour qu’ils nous aident à réinventer la télévision, qu’elle soit en adéquation avec le monde numérique et ses nouvelles pratiques. »

rush_ftv02.JPGEric Scherer présente les objectifs de la journée.

Interpeler sur l’innovation et la créativité

Réunis en groupes sur six ateliers thématiques (monétisation, information, API, service Pluzz, recommandation et télévision connectée), les étudiants avaient la journée pour proposer des projets innovants axés autour des outils proposés par le groupe télévisuel. « Avec ces ateliers, les étudiants de l’école sont confrontés à la réalité d’une situation complexe, commente Joël Courtois, directeur général de l’EPITA. Des paradigmes entièrement nouveaux sont à définir. En découvrant ce domaine particulier qu’est la télévision, ils apportent un regard neuf, plus tourné vers les nouvelles pratiques. »

Daniel Jarjoura, directeur de StartUp42, abonde dans ce sens : « France Télévisions était là pour se faire challenger par les Epitéens. En leur proposant un terrain d’expérimentation où tout est à inventer, l’entreprise a permis aux étudiants de montrer qu’ils n’étaient pas que d’excellents programmeurs, mais également de futurs ingénieurs créatifs et innovants, aptes à faire appel à leurs compétences techniques pour inventer de nouvelles pratiques. »

rush_ftv03.JPGJoël Courtois et Daniel Jarjoura

Pousser à la création de startups

A la suite des ateliers, chaque groupe a présenté ses travaux. Les projets les plus innovants ont effectué une deuxième présentation devant un jury constitué des responsables de France Télévisions et de membres de la direction de l’EPITA. Finalement, le meilleur groupe de l’atelier « recommandation » a le plus convaincu et est reparti avec un iPad mini par membre de l’équipe.

rush_ftv04.JPGLes heureux lauréats de cette journée d’innovation et de créativité numérique

« Tout le monde a trouvé son compte lors de cette journée, conclut Daniel Jarjoura. France Télévisions a pu être confronté à des idées neuves qui pourront insuffler un nouveau dynamisme dans ses politiques numériques. Les étudiants ont pu prouver devant un grand groupe leurs compétences ; cela a d’ailleurs été l’occasion pour certains de trouver des opportunités de stages. Enfin, en collaborant à cette journée, StartUp42 a essayé de stimuler la création de startups (qui seraient incubées au sein de notre accélérateur) par ces mêmes étudiants autour du projet sur lequel ils ont planché. »

Les projets proposés lors de ce rush n’en sont peut-être qu’à leur stade embryonnaire mais, qui sait, d’ici quelques mois nous les utiliserons peut-être comme nouveau moyen de consommer la télévision.