Speed dating : décrocher son stage en 30 minutes

Du 9 au 11 mai avait lieu la 12e édition du « Speed dating stages » de l’EPITA. Retour sur ce moment privilégié de rencontres entre étudiants et entreprises  avec Laurent Trébulle, le directeur des relations entreprises de l’école.
 

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Pour cette 12e édition,  45 entreprises ont participé à un speed dating stages à l’EPITA. De quoi s’agit-il ?
 
A l’image du speed dating hommes-femmes,  j’ai créé ce concept pour favoriser des rencontres rapides entre nos étudiants et les entreprises afin qu’ils puissent voir s’ils ont des affinités et l’envie d’aller plus loin.C’est aussi un moyen pour nous de rappeler aux entreprises que les étudiants sont en plein dans leur recherche de stage de 4e année, qui débutera en septembre pour cinq mois et donc de les inciter à proposer leurs stages dès maintenant. 80% des entreprises sont des participants récurrents, certains sans interruption depuis l’origine comme Bouygues Télécom.

Comment se déroulent ces rencontres ?
Les entreprises ont 30 minutes pour se présenter, dire qui elles sont sur quels environnement elles travaillent et ce qu’elles attendent des stagiaires qui les rejoindraient. A l’issue de l’intervention, l’entreprise se rend dans une autre salle et reçoit les étudiants qui ont été intéressés par la présentation pour répondre aux questions, évaluer les candidats et recevoir des CV.

Quelles sont les entreprises présentes ?
 
De nombreux secteurs sont représentés, des acteurs de l’Internet (Meetic ou Vente-Privées) aux agences de communication digitales (Digitas, Fullsix ou Wunderman) en passant par des éditeurs de jeux (Ubisoft, Eugen System ou Kobojo), des éditeurs de logiciels professionnels (Murex ou Teradata) des acteurs dont les activités tournent autour des nouveaux médias (Backélite – développement d’applications mobiles ou Ysance – développement d’applications Facebook), mais aussi des grands noms de la banque (BNP PARIBAS ou Crédit Agricole), des médias (TF1 ou Eurosport) ou des industriels (Thales, Safran, MBDA). Et n’oublions pas les startups, souvent créées par des Anciens de l’EPITA  (Jump Informatique, Astase, Aerys, Hexaglobe, etc.) qui viennent recruter des stagiaires sur des profils qu’elles connaissent bien.
 
Combien de stage seront signés ?
 
En moyenne les entreprises ont trois ou quatre stages à proposer chacune, ce qui fait plus de 130 stages proposés sur trois jours. Une petite centaine sera pourvue grâce à cet évènement. Nous en sommes à la 12e édition et c’est un format qui marche bien.
Les étudiants ne peuvent pas assister aux 45 présentations, comment font-ils leurs choix ?
 
Nous demandons à chaque étudiant d’assister à un minimum de six présentations qu’ils choisissent sur des critères très individuels (notoriété de l’entreprise, bouche à oreille d’anciens stagiaires, etc.) ou en fonction de leur projet professionnel. Par exemple, celui qui veut travailler dans le jeu vidéo doit absolument y faire au moins l’un de ses stages pour avoir des références quand il candidatera.
 
Nous considérons également que ces rencontres permettent aux étudiants de mieux connaître le marché et les domaines dans lesquels travaillent les entreprises, ainsi que les technologies les plus utilisées. Enfin, la semaine prochaine, les étudiants recevront un livret avec toutes les offres proposées cette semaine. S’ils ont raté une présentation, ils pourront encore postuler.
 
Cet évènement est une spécificité de l’EPITA ?
 
Oui. En général, les écoles sont très actives pour les stages de fin d’études (souvent du pré-recrutement dans le secteur informatique) avec des forums ou des journées dédiées, mais leurs offres sont plus  pauvres pour les stages intermédiaires du cursus. Ici nous avons vraiment innové, tant sur le format original que sur la cible des Bac+4. En plus, nous avons réalisé 130 ateliers CV (en français ou en anglais) la semaine dernière pour permettre à nos élèves ingénieurs d’être performants dans leurs recherches.
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