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Une médaille d’or pour la France aux Olympiades Internationales d’Informatique (IOI)

La 23e édition, qui s’est tenue à Pattaya en Thaïlande, du 22 au 29 juillet, a récompensé deux membres de l’équipe de France soutenue par l’EPITA.

Paul Kirchner, 18 ans, élève de terminale, déjà médaillé de bronze deux fois les années précédentes, cette année classé 9e, a remporté une médaille d’or et Jules Pondard, 15 ans, élève de seconde, classé 114e, a été médaillé de bronze. La France décroche ainsi sa deuxième médaille d’or aux IOI depuis se première participation, en 1996. La précédente médaille d’or remonte à 2005 par Mehdi Bouaziz avec le même classement. En plus de ces deux médailles d’or, la France a déjà récolté au total cinq médailles d’argent et vingt médailles de bronze.

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Paul Kirchner en jaune or, Jules Pondard en blanc, Mathias Hiron en bleu azur 

L’EPITA, école impliquée dans la compétition

Tous les ans, durant une semaine, les 80 pays participants aux IOI sont représentés par quatre non-bacheliers de moins de 19 ans. Chacun doit résoudre trois problèmes d’algorithmique en cinq heures lors des 2 épreuves qui composent la compétition. L’EPITA soutient l’équipe de France via l’association France-IOI, en hébergeant la tenue de la compétition française (30 avril – 1er mai), en permettant aux vainqueurs de s’entraîner dans ses locaux et en sponsorisant ses déplacements.

entrainementioi.jpgSéance d’entraînement à l’EPITA par France IOI  

« L’entraînement pour la finale m’a permis d’acquérir plus de rapidité et d’agilité dans la résolution des exercices, explique Paul Kirchner. L’algorithmique, et plus largement l’algèbre, représente pour moi une passion. Pendant mon année de terminale, je m’ennuyais un peu, je me suis donc plutôt mis au programme de première année de classes prépa et j’ai travaillé à la résolution d’exercices d’algorithmique plus difficiles. J’ai également participé au concours Prologin, lors duquel j’ai décroché cette année la deuxième place. J’entre à présent en première année « Maths-Physique-Sciences de l’Ingénieur  » (MPSI) au lycée Louis-le-Grand, et je vise l’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm pour poursuivre mes études ensuite dans la recherche. »

Un entraînement intensif par l’association France IOI

Pour Mathias Hiron, le président de l’association France IOI, « les participants à la finale mondiale sont en général des étudiants brillants passionnés d’informatique, qui poursuivent leur parcours dans la recherche universitaire ou dans des entreprises importantes telles que Google, Facebook ou Microsoft après être passés par l’Ecole Normale Supérieure ou l’EPITA ».

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Aperçu du site de l’association France IOI

Les étudiants qui participent à cette compétition exigeante se sont la plupart du temps entraînés avec régularité sur le site de France IOI, qui propose gratuitement des exercices d’informatique et d’algorithmique. Avec 10 ans d’existence, le site compte 10 000 inscrits et 500 visiteurs par jour. A la sortie d’une nouvelle version du site cet été correspondu une hausse sensible de sa fréquentation : plus de 17000 résolutions d’exercices, rien que pour le mois d’août… Mathias Hiron souhaite progressivement l’internationaliser. Pour l’instant exclusivement disponible en français, le site le sera bientôt en espagnol, en allemand, en lithuanien puis dans d’autres langues.

La compétition : une porte ouverte sur l’avenir

L’un des quatre participants de l’équipe française, George-Axel Jaloyan, 15 ans, élève de première, raconte: « J’ai découvert le site en résolvant d’abord les problèmes de programmation (C dans mon cas). J’ai ensuite commencé les exos d’algorithmique, et je n’ai pas réussi à m’arrêter par la suite. J’ai découvert toute une communauté grâce aux stages France-IOI. Cela m’a beaucoup apporté et a été très enrichissant pour moi. L’algorithmique n’étant pas enseigné dans le cursus traditionnel, France-IOI était le cordon qui me reliait à ce domaine. J’ai appris une nouvelle façon de coder, une manière de résoudre des problèmes d’algorithmique, et plus généralement, l’art de trouver une méthode de recherche pour un problème donné. »

2ioi2011.jpgLes candidats en plein travail lors des IOI, à Pattaya 

« Les retombées de cet entraînement ont été presque immédiates, étant donné qu’après le premier stage France IOI, ma moyenne de maths a gagné 2 points, et ma capacité à trouver les solutions à des problèmes de maths dont la solution n’était pas évidente s’est trouvée sensiblement augmentée. Les IOI représentent l’accomplissement d’un travail fourni pendant plusieurs années. Ce concours ouvre de nombreuses portes sur le supérieur et au-delà, et permet d’enrichir mon CV et mon expérience personnelle. En plus de cela, il y a l’honneur de représenter la France dans un concours international. »

Retrouvez toutes les infos sur le site des Olympiades Internationales d’Informatique: www.france-ioi.org

 

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