Financer ses études avec l’association Cristal


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750 000 euros de chiffre d’affaire l’an passé mais nous misons sur 800 000 cette année” confie Nicolas Pietrasz, chargé de communication pour l’association entreprise de l’EPITA : Cristal. “Nous sommes même parfois obligés de refuser des propositions tant les étudiants sont sollicités. Notre rôle est simple : nous servons d’intermédiaire entre des entreprises qui ont un besoin informatique (souvent pointu) et les étudiants qui veulent être rémunérés pour leur compétence acquise sur les bancs de l’école. Nous sommes une association à but non lucratif : nos profits servent à rémunérer les professionnels qui oeuvrent pour nous (avocat, expert-comptable) et, une fois les étudiants payés, le reste va dans nos frais de fonctionnement”.

“Attention, employer un étudiant ne veut pas dire employer un bénévole : nos missions sont attribuées à des personnes compétentes, qui sont rémunérées en effectuant une tâche qualifiée. Certes les prix de Cristal restent inférieurs aux prix du marché (de 20% à 50% moins cher) mais nous négocions parfois longuement avant d’accepter des contrats.”

Comment un étudiant arrive t’il à gérer son temps de présence à l’école et son travail externe lors d’une mission ? Nicolas précise que “le télétravail est privilégié, la plupart du temps. Les Epitéens peuvent ainsi assister aux cours en journée et rentrer chez eux, le soir, pour travailler de leur pc à la tâche qui leur est assignée. Il faut souvent leur rappeler qu’ils se sous-évaluent, beaucoup n’osent pas pousser la porte de Cristal, pensant qu’ils n’ont pas le niveau, ce qui est faux : développer un site en Joomla fait partie de leurs compétences. Nous avons répondu à des demandes pour créer des applications pointues sur IPhone ou Blackberry, ou faire du benchmarking SQL pour une entreprise qui en fait des bases de données. Ces missions vont leur permettre d’acquérir une première expérience professionnelle en équipe (à 4 sur un projet pendant dix jours, par exemple) : cela permet de mieux comprendre certains enjeux avant l’entrée dans le monde du travail…ou d’avoir déjà signé un premier contrat de travail délimitant une tâche, un salaire, des dead-line.”

Si Nicolas Pietrasz reste au bureau, il n’en demeure pas moins actif pour démarcher de nouvelles entreprises et gérer toute son équipe de télétravailleurs : “j’ai pris beaucoup d’assurance depuis que je signe des contrats avec des entreprises. Il faut savoir se vendre, argumenter, et l’expérience brute (contact avec les clients, les employés, signatures des accords) m’apprend beaucoup sur moi-même. Je dois convaincre au téléphone ou lors de réunions, défendre nos prestations de qualités et nos tarifs : c’est une expérience aussi enrichissante que formatrice”.