Un tour du monde m’a ouvert les yeux : j’ai choisi de me poser en Australie !

Aymeric Gaurat-Apelli, ancien Epitéen, travaille désormais en Australie chez Readify (qui recrute, au passage…). Il revient sur son parcours, depuis sa sortie de l’école. Portrait d’un globe-trotteur atypique qui, désormais, sur son temps libre, gagne aussi de l’argent en développant des applications Facebook !

Aymeric Gaurat-Apelli, vous êtes un ancien de l’EPITA. Quelle promo ? Qu’avez vous donc fait pour vous retrouver aux antipodes de Paris ?

Je suis un ancien SCIA de la promo 2004. Après mon diplôme, j’ai continué à travailler pour le laboratoire 3IE  pendant plus d’une année. Ensuite, je suis parti faire un tour du monde, douze mois, avec mon sac à dos, c’était vraiment cool ! A la fin de ce voyage, j’ai ressenti le besoin de voyager différemment, de rester plus longtemps dans un même pays pour m’imprégner mieux de la culture locale. Un ami (ancien SCIA 2004 aussi) m’a invité à le rejoindre en Australie pour travailler chez Readify . Readify est une boite de consultants “d’élite” spécialisés dans les technologies Microsoft. Cela va faire maintenant deux ans que j’y suis et cela me plait toujours énormément. Pour ceux qui sont intéressés par une expérience professionnelle en Australie, contactez-moi ! (aymeric.gauratapelli[at]readify.net)

 

australie-sydney.jpg

Vivre en Australie, c’est simple, pour un Français ? Qu’est-ce qui vous manque le plus ? Et…qu’est-ce qui ne vous manque pas ?

Les premiers mois ont été un peu difficile : la barrière de la langue était mon principal problème, même si j’étais déjà à l’aise en anglais. Il faut savoir que les Australiens ont un accent très prononcé, auquel nous ne sommes pas habitués en France. Ce qui me manque le plus, après deux années passées à Sydney, c’est surtout le bon fromage, le bon pain (le vrai, élaboré chez de vrais artisans) et…la bonne charcuterie !
Par contre, je ne regrette absolument l’administration de l’hexagone et ses lenteurs. En Australie, tout semble se faire efficacement, soit par internet, soit par téléphone. Le degré général de confiance est assez élevé, on est tous “mate” (expression populaire en Australie pour dire “potes”)

A propos de “potes”, vous avez développé une application sur Facebook, comment cela vous est-il venu ?

À la base je n’utilisais Facebook que pour accepter les nouvelles demandes amicales. J’ai appris qu’une connaissance développait une application My City et qu’il connaissait un certain succès.
Piqué au vif, je me suis alors intéressé à l’API Facebook pour voir ce qu’il était possible de faire, et j’ai commencé à développer mes premières applications.
logo-facebook.png

Comment vous est venu l’idée de cette application qui, paraît-il, vous rapporte de l’argent ?

Pendant un voyage en France, la découverte de l’API de Facebook et des blagues potaches d’amis ont convergé vers l’idée du jeu, j’ose à peine en parler. Ensuite les idées d’amélioration sont venues au fur et à mesure de l’utilisation du jeu par les joueurs, en écoutant leurs demandes et suggestions. Le jeu est très populaire sur Facebook : il existe des dizaines de clubs, des fédérations nationales et internationales. Comme quoi une idée potache et farfelue peut subir un traitement d’ingénieur. Concernant la source de revenu, il faut rappeler que toutes les applications Facebook rapportent de l’argent à leurs développeurs, principalement via les pubs. C’est un attrait indéniable pour les développeurs, puisque n’importe qui peut créer sa propre application gratuitement sur Facebook.

Quels sont vos projets ?

Je viens de créer ma boite de développement d’applications sociales, Social Whims, avec un ami. Nous avons à présent plusieurs applications à notre actif, et plusieurs sont en cours de développement:

http://apps.facebook.com/_chatbite
http://apps.facebook.com/profilparmesamis
http://apps.facebook.com/_notifier

Même si les revenus de ces applications ne nous permettent pas encore d’en vivre, ils sont vraiment prometteurs. Nous voulons faire continuellement grandir le nombre de nos utilisateurs pour pouvoir faire croitre notre entreprise.

Que retenez-vous de vos années à l’EPITA, avec le recul ?

J’éprouve une profonde gratitude pour l’EPITA. L’école m’a permis de rencontrer des gens formidables, avec qui je suis encore en contact. Grâce à EPITA et 3IE, j’ai pu participer au concours Imagine Cup de Microsoft en 2004 et notre équipe EPITA/3IE a fini à la première place mondiale (superbe évènement qui avait lieu au brésil). Techniquement, EPITA m’a appris une qualité professionnelle vitale : savoir et pouvoir s’adapter partout facilement.