Semaine de la Recherche et de l’Innovation (1)

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L’innovation était au cœur de l’EPITA du 22 au 25 septembre. M. Marc Giget, président de l’IESCI, et Didier Verna, chercheur au LRDE, ont ouvert la semaine en présentant  leur vision de ce concept, chacun dans son domaine d’appartenance.

 

En tant qu’école  d’ingénieurs en informatique qui forme les intelligences de demain, l’Epita place l’innovation au cœur de sa formation et stimule la créativité de ses étudiants, dès leur entrée dans l’école. Ainsi, l’Epita, sous l’impulsion de son Directeur, Joël Courtois, a créé la « Semaine de la Recherche et de l’Innovation » à destination des étudiants de son cycle préparatoire, dont la première édition aura lieu du 22 au 25 septembre.

Durant cette semaine, les équipes pédagogiques et le service des Relations Entreprises de l’Epita se sont mobilisés afin que chaque étudiant intègre l’innovation dans ses travaux et ses apprentissages. Pour que chacun ait toujours à l’esprit la recherche de la nouveauté, l’Epita pousse ses étudiants à faire constamment preuve de curiosité, d’esprit d’entreprise et à développer leurs propres talents !
 

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En tant que spécialiste de l’innovation, c’est Marc Giget, Président de l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation, qui a ouvert la « Semaine de la Recherche et de l’Innovation ».

 

 


S’appuyant sur plus de 20 ans d’analyses et de conseils aux entreprises, Marc Giget a présenté aux étudiants de l’Epita sa vision des problématiques qui entourent l’innovation en illustrant ces concepts d’exemples explicites.

  A la croisée de la dynamique de la Recherche qui tend à proposer des produits de plus en plus complexes (Technical Push) et de la demande du public qui a des désirs et des attentes (Market Push), l’ingénieur doit concevoir le produit innovant qui répond aux demandes. L’innovation est donc jugée par son application dans la société. Pour bien fonctionner, elle doit être « Human Centric », c’est-à-dire qu’elle doit tenir compte des évolutions de la société pour s’y ancrer (le web 2.0). Pour y parvenir, la personne qui innove doit « intégrer le meilleur des connaissances dans un produit créatif qui permet d’aller plus loin dans la satisfaction des individus ». Ce qui implique qu’une innovation doit être la « Synthèse créatrice » qui fait converger les meilleurs spécialistes et les meilleures  technologies autour d’un produit parfaitement adapté aux attentes, à la sensibilité, à la culture,…, des individus (Ipod).

La journée s’est poursuivie par la présentation du métier de chercheur et la définition de son travail par Didier Verna, chercheur au Laboratoire de Recherche de L’Epita (LRDE). Son rôle peut être intégré dans le concept de « Synthèse créatrice » développé par son prédécesseur. « La recherche fondamentale n’est pas rentable tout de suite, mais c’est la recherche appliquée de demain et l’application industrielle d’après-demain. » En liaison directe avec les problématiques concrètes des industriels, les chercheurs sont amenés à mettre en relation les différentes recherches connues afin d’en faire une synthèse et de proposer le cas échéant des nouveautés aux industriels.

 

La suite de cette première partie du séminaire (dont un prochain article fera le résumé) proposait une présentation des méthodologies de la recherche et un focus sur 4 des projets réalisés par le Laboratoire de Recherche De l’Epita (LRDE).

La deuxième journée avait pour but de présenter ce qu’est l‘innovation du côté des entreprises : comment l’innovation est-elle le moteur du développement des principaux acteurs de l’informatique (conférences d’IBM et d’INTEL), comment l’innovation se cultive-t-elle au quotidien chez un opérateur télécom (BOUYGUES TELECOM) mais aussi, comment mettre en place une cellule d’innovation dans une entreprise (ALTRAN).

Enfin, deux conférences évoquaient le passage de la recherche à l’innovation et donnaient des clés sur la transformation de l’innovation en modèle économique susceptible de générer des revenus.

A l’issue de cette semaine, les étudiants des classes préparatoires de l’Epita ont dû rédiger un « dossier d’innovation » qu’ils seront encouragés à faire vivre tout au long de leur scolarité avec, comme perspective pour certains, la création d’entreprises innovantes.

« Je veux encourager nos étudiants à s’intéresser à la recherche dès le début de leurs études et qu’en permanence, ils se demandent comment l’innovation peut impacter leur environnement », précise Joël Courtois, Directeur de l’Epita, qui entend prolonger cet effort et renforcer l’accompagnement apporté par l’école aux étudiants souhaitant transformer leurs idées en entreprises au sein d’un incubateur dans l’école.