Interview de Leeroy Attia au sujet de son stage chez Compuware

Leeroy Attia, 22 ans, étudiant en 4ème année à Epita, en option de spécialisation Télécommunications, nous rend compte de son expérience chez Compuware où il a travaillé comme stagiaire pendant 4 mois sur le développement d’un logiciel d’assistance à la programmation.

Leeroy, tu as effectué un stage de 4 mois chez Compuware, de septembre à décembre 2005. Peux-tu nous présenter cette entreprise et le domaine dans lequel tu as travaillé ?

Leeroy-Attia« Compuware Corporation », groupe américain dont le siège est situé à Détroit, est une Société de Services en Ingénierie Informatique (SSII) de niveau international, qui se place au 4ème rang mondial d’éditeur de logiciels professionnels. Avec 23 000 clients dans tous les pays, elle fournit à la plupart des très grandes entreprises du monde des produits destinés à améliorer la performance de leurs systèmes d’information. J’ai travaillé à Sèvres dans les Hauts-de-Seine, sur le site de Compuware France, qui fonctionne avec une structure relativement réduite -190 salariés- mais traite une clientèle d’un millier d’entreprises comme la SNCF ou encore BNP Paribas…

Pour vous donner un exemple, mon intervention en tant que stagiaire s’est faite sur le développement d’un logiciel d’aide à la programmation, destiné à faciliter le travail des informaticiens programmeurs des entreprises.

En quoi consistait plus précisément ce développement de logiciel ?

Il s’agissait d’un logiciel de contrôle de qualité des codes de programmes, le logiciel « CAQS » édité par Compuware (« Compuware Application Quality Solution »). Le principe de CAQS est d’aider l’informaticien programmeur de l’entreprise cliente à avancer plus rapidement et plus sûrement dans son travail, en lui proposant une analyse du code de programmation qu’il crée dans le développement de son propre logiciel. CAQS élabore ainsi un tableau de métriques qui regroupe un ensemble de valeurs sur l’étude du code (nombre de commentaires, longueurs des fonctions, pertinence de celles-ci…), et, à partir de là, évalue sa qualité, puis indique la voie à suivre pour améliorer le code.

Moi, dans ce logiciel, j’ai travaillé en particulier sur un programme de solution d’erreurs, qui constitue un module spécifique complétant le logiciel CAQS. Lors d’un bug informatique, la personne chargée de gérer le système d’information de l’entreprise ayant fait l’acquisition du logiciel peut appliquer ce programme de solution d’erreurs au bug qu’il rencontre. Grâce à une base de connaissances composée des sources éventuelles d’erreurs, le problème est analysé, et le programme de solution en déduit les origines possibles de l’erreur, par ordre de probabilité. Le gestionnaire du système d’information est alors guidé dans la mise en œuvre de la résolution du bug.

Qu’as-tu apprécié en particulier au cours de ce stage ? Cela t’a-t-il permis de mûrir un choix professionnel ?

D’abord, je dois dire que j’ai apprécié chez Compuware la culture d’autonomie au sein de l’entreprise qui laisse à l’employé la liberté de s’organiser plus librement, pourvu qu’il s’implique pleinement dans les objectifs à atteindre.

Ensuite, le travail que j’ai effectué, qui est typique du métier d’une SSII, est assez technique -c’est bien la vocation de ce stage de fin de première année d’ingénierie, qui doit nous mener à appliquer nos compétences opérationnelles. En même temps, le fait de découvrir ainsi dans la durée le milieu de l’entreprise et de côtoyer au jour le jour les professionnels m’a fait prendre clairement conscience de toute l’activité qui gravite autour du produit lui-même. J’ai été séduit par cette dimension, de sorte que je pense vouloir m’orienter plutôt vers une carrière commerciale dans l’informatique. Naturellement, si l’on désire être un bon commercial, il faut avoir une connaissance précise du métier que l’on promeut… Ma formation d’épitéen, en m’apportant des savoirs approfondis, me donnera un avantage considérable dans cette démarche.

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