De l’EPITA au CES Las Vegas 2016 : découvrez le parcours de Gildas Morel des Vallons (promo 2003), cofondateur de la start-up Novathings

Avant de devenir cofondateur et CTO (soit Chief technical officer) de la start-up Novathings, Gildas Morel des Vallons était étudiant à l’EPITA. Présent au Consumer electronic show (CES) 2016 de Las Vegas au mois de janvier pour présenter Helixee, un objet connecté qui sauvegarde et sécurise la « vie connectée » de ses utilisateurs, cet Ancien de la promotion 2003 retrace son parcours et revient sur son attrait pour l’entrepreneuriat.

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Gildas Morel des Vallons et Christophe Guionet

Quelle a été ta trajectoire professionnelle après l’obtention de ton diplôme ?
J’ai d’abord travaillé deux ans au sein d’une SSII, Business Interactif, devenue par la suite Digitas. Par la suite, j’ai rejoint Business & Decision en 2005 où, après avoir commencé en tant que développeur, j’ai suivi le « cursus technique » pour devenir chef de projet technique puis expert technique mobile. En 2011, je décide de sortir de ce parcours « classique » pour monter des start-ups. J’avais l’envie de voir quelque chose de neuf, de travailler sur mes propres idées et, tout simplement, de créer. Il me fallait de la nouveauté. J’ai notamment cofondé Glory4Gamers, un site qui, en trois ans, est devenu l’un des leaders européens des tournois de jeux vidéo sur console et Stantlife, un réseau social de partage sur les événements. En 2014, j’ai commencé une nouvelle aventure en arrivant chez Novathings en tant qu’associé, cofondateur et CTO.

Comment est née Novathings ?
Tout est parti de Christophe Guionet, que j’avais rencontré à l’époque chez Business Interactif et que j’avais suivi par la suite chez Business & Decision. Il avait au départ l’idée de développer un tracker de temps passé devant les écrans, afin que les parents puissent surveiller et gérer la place occupée par la télévision dans le quotidien de leurs enfants. En plus de pouvoir mesurer ce temps passé, ce device avait pour projet de pouvoir également limiter cette durée, en éteignant l’écran automatiquement. Finalement, au vu des potentielles difficultés techniques, le projet a muté sur un appareil capable de sauvegarder les données personnelles. C’est à ce moment-là que j’ai rejoint Christophe en cours de route pour développer ce projet et concevoir le produit avec d’autres associés, dont Fabien Souletie (EPITA promo 1992). Ce produit, nommé Helixee, sera disponible dès le mois de juin 2016 pour les backers ayant participé à notre campagne Kickstarter et à partir de septembre en magasin. Nous avons déjà réalisé un premier user testing en novembre 2015 et sommes train de finaliser les dernières fonctionnalités.

À qui s’adressera Helixee ?
Au grand public. Nous sommes partis du constat que les données personnelles étaient partagées un peu partout aujourd’hui – sur le cloud, les réseaux sociaux, les périphériques USB, etc. – sans qu’existe une solution pérenne et vraiment simple d’utilisation permettant d’être sûr d’avoir ces données chez soi et non éparpillées sur Internet. Nous voulions également pouvoir les rendre accessibles à tout moment par l’utilisateur. C’est le but d’Helixee qui associe ainsi les avantages du cloud et du disque dur USB. La promesse de Novathings est de proposer au grand public de reprendre la main sur ses données personnelles. Les technologies actuelles permettent de les stocker chez soit de façon sécurisée, tout en les rendant accessible depuis n’importe où, et cela sans abonnement.

Est-ce si important que cela de maîtriser ses données personnelles ?
Absolument car, avec l’augmentation des réseaux sociaux, les hacks se multiplient et les données tendent à fuiter de plus en plus ! Il faut les protéger, qu’il s’agisse de photos, de vidéos, de documents, de contacts, d’emails, etc. La confidentialité doit être respectée.

Helixee a-t-il séduit les visiteurs du CES ?
Ce fut le cas. En outre, le CES nous a permis de rencontrer de nombreux partenaires potentiels en matière d’hardware, pour la construction et production finale de l’objet, comme software, pour la partie cloud que nous avons en projet. Nous avons également pu échanger avec d’autres acteurs très intéressants autour des questions de compression et d’analyse de données. À terme, cela permettra à Helixee de mettre en valeur les données de l’utilisateur, en lui permettant entre autres de les organiser par tags et de les partager sur le petit réseau social familial associé au produit ou sur les réseaux sociaux plus traditionnels.

Tu confirmes donc que le CES reste « the place to be » pour tous les entrepreneurs du numérique.
On le savait avant d’y aller, mais on en est encore plus sûr maintenant : il s’agit vraiment d’un accélérateur de business. Outre le fait de pouvoir y retrouver de nombreux acteurs français de l’innovation, fortement présents cette année, il permet de tester ses idées auprès d’un public professionnel, de faire de superbes rencontres avec des fondateurs et cofondateurs de grandes sociétés, de monter des partenariats hardware et software, de séduire des investisseurs, etc. C’est le rendez-vous des créateurs de produit qui seront sur le marché d’ici 1 à 3 ans.
Sur place, nous avons également pu rencontrer nos « concurrents », ce qui est toujours très intéressant ! Si les médias tendent à nous opposer, on apprécie généralement de se retrouver face à face pour échanger sur les différentes problématiques auxquelles nous nous frottons, sans bien évidemment révéler nos secrets respectifs. Comme on travaille sur le même secteur, mais que nos cibles ne sont pas les mêmes, ces entrevues s’avèrent souvent enrichissantes.

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Helixee compte déjà plusieurs fans, parmi lesquels Emmanuel Macron, Axelle Lemaire et Pierre Gattaz

C’est drôle de se dire que tous ces acteurs français de l’innovation se retrouvent à plusieurs milliers de kilomètres de la France…
C’est vrai qu’il faudrait un événement du type CES chez nous pour qu’on puisse vraiment se rencontrer. On peut déjà se contacter via LinkedIn et se croiser lors des événements de la French Tech, mais il n’y a pas encore de rendez-vous en France aussi grand et fédérateur que le CES de Las Vegas.

D’ailleurs, lors de ta présence au CES, quelles sont les éventuelles tendances ou produits qui ont retenu ton attention ?
En tant que visiteur, on tombe forcément sur des stands et des technologies très impressionnantes. Je pense notamment aux nombreux concept cars présentés ou encore aux avancées en matière de photographie, comme le stand Nikon qui proposait de se faire prendre en photo à 360 degrés, un peu comme le bullet time de Matrix, lorsque la caméra tourne autour du personnage. Pour cela, l’entreprise avait mis en place une salle équipée d’une cinquantaine d’appareils photos positionnés en cercle. D’ailleurs, puisqu’on parle de Nikon, la chose qui frappe le plus pendant le CES, c’est son organisation, avec d’un côté, les start-ups réparties comme dans une salle de marché boursier et de l’autre, les grands groupes qui possèdent des stands immenses qui n’ont rien à voir.

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#helixee jumped into Nikon #ProjectHelix during #CES2016! Great experience!

Posté par Novathings sur lundi 18 janvier 2016


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