L’Intelligence Artificielle un outil devenu central dans la vie étudiante
Une enquête IPSOS menée du 2 au 18 janvier 2026
L’intelligence artificielle s’est imposée en quelques années comme un sujet central du débat public, en particulier dans le champ de l’enseignement supérieur. Pourtant, les usages réels des étudiantes et étudiants restent largement méconnus, souvent réduits à des perceptions partielles ou à des discours polarisés.
Pour objectiver ces pratiques, l’EPITA a confié à Ipsos la réalisation d’une enquête nationale auprès de 1 000 étudiants, tous cursus confondus, interrogés en janvier 2026.
L’étude montre que l’IA est désormais largement intégrée aux usages des étudiants :
- Un étudiant sur deux reconnaît qu’il lui serait difficile de s’en passer, en particulier pour ses études.
- 94 % ont déjà utilisé un outil d’IA dans leur vie personnelle ou étudiante
- 48 % l’utilisent tous les jours

Des usages académiques massifs
Dans le cadre de leurs études, les étudiants utilisent principalement l’IA pour comprendre, résumer ou approfondir des contenus. Mais l’enquête met également en lumière des pratiques plus sensibles :
- 40 % des étudiants reconnaissent avoir déjà utilisé l’IA pour générer tout ou partie d’un devoir
- 47 % déclarent s’en servir pour des exercices même lorsque cela n’est pas autorisé.

Une maîtrise technique réelle, mais des lacunes sur les enjeux critiques
Les étudiants estiment majoritairement savoir interagir efficacement avec les outils d’IA :
- 78 % se disent capables d’affiner les réponses par itérations et d’évaluer la pertinence des résultats
- En revanche, 81 % se déclarent mal informés sur au moins un enjeu majeur lié à l’IA (éthique, biais, sécurité, environnement ou cadre réglementaire), et plus d’un sur deux sur la moitié de ces enjeux.

Une perception nuancée de l’IA
L’image de l’IA est très contrastée : performante et utile, mais aussi perçue comme potentiellement dangereuse et inéquitable. 59 % des étudiants estiment que l’IA pourrait menacer l’existence de leur futur métier.
Dans ce contexte, 63 % des étudiants considèrent que les pouvoirs publics et les enseignants ont un rôle clé à jouer pour les protéger et les accompagner.
Cette étude aborde l’intelligence artificielle comme un enjeu sociétal durable, qui concerne l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et au-delà : étudiants, familles, enseignants, entreprises et institutions.
En proposant une lecture documentée et équilibrée des usages étudiants, ni alarmiste, ni naïve, elle vise à éclairer le débat public et à poser les bases d’une responsabilité collective en matière de formation, d’encadrement et d’accompagnement des usages de l’IA.
