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Quand les chercheurs de l’EPITA décryptent les futurs défis de la cybersécurité

L’ordinateur quantique pourrait-il un jour remettre en cause la sécurité de nos données, de nos communications et de nos transactions en ligne ? Dans un article publié dans The Conversation, trois chercheurs de l’EPITA, Ludovic Perret, Simon Abelard et Martina Vigorito, analysent la réalité de cette menace et les solutions développées pour préparer dès aujourd’hui la cybersécurité à l’ère quantique.

Banque en ligne, messageries, commerce électronique, données personnelles… Une grande partie de nos activités numériques repose sur la cryptographie. Pour protéger ces informations, les systèmes actuels s’appuient notamment sur des problèmes mathématiques qu’un ordinateur classique ne peut résoudre dans un délai raisonnable.

Mais l’arrivée d’ordinateurs quantiques suffisamment puissants pourrait changer la donne.

L’ordinateur quantique peut-il vraiment « casser » Internet ?

C’est la question à laquelle répondent Ludovic Perret, professeur en cryptographie post-quantique à l’EPITA, Simon Abelard et Martina Vigorito, enseignants-chercheurs à l’EPITA, dans leur article « Apocalypse quantique : la fin de la cybersécurité pour demain ? », publié dans The Conversation.

Les chercheurs y expliquent notamment comment l’ordinateur quantique pourrait permettre de résoudre beaucoup plus efficacement certains des problèmes mathématiques sur lesquels repose la cryptographie moderne.

Pour autant, « l’apocalypse quantique » n’est pas pour demain. Concevoir un ordinateur quantique disposant d’un nombre suffisant de qubits fiables reste un défi scientifique et technologique considérable. Mais les progrès réalisés dans le domaine conduisent déjà les acteurs de la cybersécurité à préparer la transition.

Un enjeu d’autant plus important que certaines données interceptées aujourd’hui pourraient être conservées dans l’objectif d’être déchiffrées dans plusieurs années, lorsqu’un ordinateur quantique suffisamment puissant sera disponible. Une stratégie connue sous le nom de « Harvest Now, Decrypt Later ».

La cryptographie post-quantique prépare déjà l’après

Face à cette perspective, chercheurs, institutions et industriels travaillent depuis plusieurs années au développement de nouveaux systèmes cryptographiques capables de résister aux attaques d’un ordinateur quantique.

C’est tout l’enjeu de la cryptographie post-quantique : concevoir des algorithmes suffisamment robustes face aux capacités futures des ordinateurs quantiques, tout en pouvant être utilisés sur les infrastructures informatiques actuelles.

Cette transition n’est d’ailleurs plus seulement théorique. Comme le rappellent les trois chercheurs dans The Conversation, une part importante des connexions à des sites web est désormais sécurisée à l’aide d’algorithmes post-quantiques.

Une expertise développée de longue date à l’EPITA

À l’EPITA, les enjeux liés à la cryptographie et au quantique font l’objet de travaux de recherche et d’enseignement depuis plusieurs années.

Les équipes de recherche de l’école travaillent notamment sur la cryptographie post-quantique, avec un double objectif : contribuer au développement de nouveaux mécanismes de protection et étudier leur résistance face aux attaques.

Cette expertise nourrit directement les enseignements proposés aux futurs ingénieurs. Depuis 2022, l’EPITA propose notamment une majeure dédiée à l’Informatique et aux Technologies Quantiques, afin de former des ingénieurs capables de comprendre les principes de l’informatique quantique, mais aussi d’anticiper ses conséquences sur les systèmes numériques.

Une manière de préparer dès aujourd’hui les technologies et les compétences qui permettront de sécuriser le monde numérique de demain.

Pour comprendre ce que recouvre réellement cette « apocalypse quantique », les risques qu’elle représente et les solutions déjà mises en œuvre, retrouvez l’analyse complète de Ludovic Perret, Simon Abelard et Martina Vigorito dans The Conversation.

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