Un accompagnement individualisé pour suivre sa formation dans de bonnes conditions
À l’EPITA, nous veillons à permettre à chaque candidate, candidat, étudiante ou étudiant en situation de handicap, ou concerné par un trouble de santé invalidant, d’accéder à sa formation dans les meilleures conditions possibles.
Notre démarche repose sur un principe simple : étudier chaque situation individuellement pour identifier les besoins, proposer des aménagements adaptés et accompagner le parcours dans la durée.

Une formation accessible, sans exclusion de principe
Aucune formation ne doit être écartée a priori en raison d’une situation de handicap. L’enjeu est d’évaluer les besoins, d’anticiper les adaptations nécessaires et de construire, avec l’étudiant, les conditions de réussite les plus pertinentes.
Les situations concernées peuvent être visibles ou invisibles : handicap moteur, sensoriel, maladie invalidante, troubles psychiques, troubles cognitifs ou troubles du neurodéveloppement par exemple.
Des aménagements étudiés au cas par cas
Selon les besoins identifiés et votre état de santé, plusieurs types d’aménagements et soutiens peuvent être envisagés :
- ajustement de certaines modalités pédagogiques ;
- aménagement des conditions d’examen ou d’évaluation ;
- coordination avec des interlocuteurs ou partenaires spécialisés lorsque cela est nécessaire.
Les aménagements d’épreuves peuvent notamment inclure un temps supplémentaire, un équipement spécifique ou l’usage d’un matériel personnel, selon la situation.
Accessibilité des campus et des environnements d’apprentissage

L’EPITA porte une attention particulière à l’accessibilité de ses espaces et de ses conditions d’accueil. Les besoins liés à la mobilité, à l’organisation des enseignements ou à l’environnement de travail peuvent être pris en compte en lien avec les équipes concernées de manière à rendre plus confortable votre vie étudiante tout comme votre vie personnelle.
Des aménagements peuvent être mis en place pour les étudiants ou apprentis en situation de handicap et les locaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Une attention particulière pour les apprentis
Le Code du travail prévoit explicitement que le CFA facilite l’intégration des personnes en situation de handicap en centre de formation comme en entreprise, et qu’il désigne un référent dédié à cette mission. Dans certains cas, la réglementation prévoit également des solutions spécifiques, y compris des modalités adaptées de formation à distance lorsque le handicap empêche la fréquentation normale du CFA.
Outils et ressources mobilisables
En complément des aménagements organisationnels et pédagogiques, des outils d’aide à la lecture, à l’accessibilité documentaire ou à la compréhension peuvent être mobilisés selon les besoins et selon la nature des contenus.
Et si l’intelligence artificielle pouvait aider pour les troubles dys ?
À l’EPITA, nous mettons également à disposition l’outil Glaaster pour faciliter l’accès aux contenus pédagogiques. Ce dispositif peut être utile aux étudiantes et étudiants concernés par des troubles du neurodéveloppement, notamment les troubles Dys, le TSA ou le TDA/H, mais aussi aux personnes malvoyantes ou allophones. Selon les besoins, il permet d’adapter l’affichage des textes, de proposer une synthèse vocale et de reformuler certains contenus pour en faciliter la lecture et la compréhension. Glaaster s’applique directement sur différents formats de documents et repose sur une logique de personnalisation des adaptations en fonction du profil de l’utilisateur. En revanche, l’outil est aujourd’hui surtout pertinent pour les contenus textuels et n’est pas encore pleinement adapté aux éléments scientifiques ou mathématiques complexes.

Comment faire une demande d’aménagement ?
Pour permettre une mise en place efficace, il est recommandé de signaler sa situation le plus tôt possible.
Le parcours peut se dérouler ainsi :
- prise de contact avec le référent handicap ;
- échange confidentiel pour comprendre la situation et les besoins ;
- étude des aménagements envisageables ;
- mise en place des adaptations retenues avec les équipes concernées ;
- suivi tout au long du parcours, avec ajustements si nécessaire.
Votre interlocutrice
Pour toute question relative au handicap, à l’accessibilité de la formation ou à une demande d’aménagement, vous pouvez contacter :

Anne Dewilde
Référente pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap
[email protected]
Quand signaler sa situation ?
Il est recommandé de prendre contact avec la référente handicap le plus tôt possible, idéalement dès la candidature, l’admission ou la rentrée. Cela permet d’anticiper les besoins, d’étudier les aménagements envisageables et de préparer les meilleures conditions de formation dès le début du parcours. Plus la démarche est engagée tôt, plus la mise en place des solutions peut être fluide et adaptée à la situation de l’étudiant.
Un accompagnement confidentiel et co-construit
Toute demande fait l’objet d’un échange individualisé et confidentiel. L’objectif est de comprendre l’impact concret de la situation sur les études, les apprentissages, les évaluations et la vie sur le campus. Les aménagements sont ensuite définis avec l’étudiant, en lien avec les équipes concernées, afin de proposer des solutions pertinentes, réalistes et adaptées à son parcours.
Faut-il une reconnaissance ou un formulaire MDPH pour demander un aménagement ?
Non. Dans l’enseignement supérieur, il n’est pas nécessaire d’attendre une reconnaissance de la MDPH pour prendre contact avec le référent handicap et étudier des aménagements de formation. Chaque situation est analysée individuellement, à partir des besoins concrets de l’étudiant et des éléments qu’il peut transmettre. Lorsqu’une notification MDPH/CDAPH, un PPS ou d’autres justificatifs existent déjà, ils peuvent naturellement être pris en compte pour faciliter l’évaluation des besoins et la mise en place de solutions adaptées.
À quoi peut servir une reconnaissance MDPH ou une RQTH ?
Une reconnaissance MDPH peut ouvrir des droits à différentes aides selon les situations. La RQTH, elle, relève plus directement de l’insertion professionnelle : elle peut être utile pour un stage, une alternance ou l’accès à certains dispositifs d’accompagnement vers l’emploi. Elle n’est pas obligatoire, mais peut faciliter certaines démarches et l’accès à des aides de compensation.
Pourquoi sensibiliser au handicap ?
Le handicap dans l’enseignement supérieur ne concerne pas une réalité marginale. À la rentrée 2023, 64 000 étudiants en situation de handicap étaient recensés dans les établissements d’enseignement supérieur publics et privés d’intérêt général, soit 2,2 % des effectifs étudiants. Cette progression montre à la fois une meilleure reconnaissance des situations de handicap et un besoin croissant d’accompagnement adapté. Elle rappelle surtout que l’inclusion ne relève pas d’un sujet annexe, mais d’une condition concrète de réussite académique. Malgré les progrès réalisés ces dernières années par les institutions, nombreux sont ceux qui continuent à rencontrer des obstacles dans leur parcours académique, notamment en raison d’infrastructures inadaptées ou de dispositifs d’accompagnement insuffisants.
C’est pourquoi nous avons choisi de donner la parole à nos étudiantes et étudiants en situation de handicap, pour qu’ils puissent partager leurs vécus, leurs défis, mais aussi leurs attentes.
Mieux accompagner suppose aussi d’écouter les premiers concernés. C’est pourquoi l’EPITA met en avant des témoignages d’étudiantes et d’étudiants qui partagent leur expérience, les obstacles rencontrés, les leviers qui les ont aidés et les améliorations qu’ils jugent utiles. Cette logique d’écoute est cohérente avec la prise en compte de chaque situation et la participation active de l’étudiant aux décisions qui concernent son parcours.
« L’EPITA est réputée pour être exigeante. Or, dans mon cas, et pour beaucoup d’étudiants dans une situation similaire, ce qu’il faut, c’est du repos. Des aménagements pour les examens et la charge de travail sont donc primordiaux. Malgré tout, l’école s’est bien adaptée à ma situation, et c’est pour cela que j’ai rejoint le CAC dès le début. J’ai vu que l’EPITA cherchait à améliorer les choses pour ses étudiants. »
Elise, étudiante en 5e année de cycle ingénieur sur le campus du Kremlin-Bicêtre, handicapée par des soucis de mobilité qui affectent son quotidien.


« Le handicap ne devrait pas limiter nos ambitions. »
Léo, étudiant en quatrième année de cycle ingénieur à Lyon, atteint d’une maladie neuromusculaire qui affecte sa mobilité.
Nous sensibilisons aussi l’ensemble de nos étudiants de 4ème année au travers d’un atelier interactif à base d’un quiz et des mises en situation pour transformer les préjugès et développer leur compréhension des enjeux d’inclusion.
Quels sont les différents types de handicap ?
Le handicap peut prendre des formes très diverses, visibles ou invisibles. On distingue généralement le handicap moteur ou physique, le handicap sensoriel (visuel, auditif), le handicap psychique, le handicap mental ou intellectuel, ainsi que le handicap cognitif, qui peut notamment recouvrir certains troubles du neurodéveloppement. La définition légale française mentionne aussi le polyhandicap et les troubles de santé invalidants. En pratique, chaque situation est unique : au-delà des catégories, c’est surtout l’impact concret sur les apprentissages, l’organisation et les conditions d’étude qui doit être pris en compte.
Qui peut demander un aménagement ?
Toute étudiante ou tout étudiant dont la situation de handicap ou l’état de santé a un impact sur les études, les apprentissages ou les évaluations peut prendre contact avec le référent handicap afin d’étudier les solutions envisageables. La définition légale du handicap couvre notamment les fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, ainsi que le polyhandicap et les troubles de santé invalidants.