Découvrez 2 App à Z, le cabinet de conseil de Jean-François Grang (EPITA promo 2007)

Cabinet de conseil et de développement d’applications mobiles, 2 App à Z a été créé par Jean-François Grang (EPITA promo 2007). Cet Ancien détaille son parcours et livre ses souvenirs EPITéens.

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Jean-François Grang, lors de la The Apple Worldwide Developers Conference (WWDC) 2016

 

Que propose votre entreprise ?
Nous sommes une société d’experts du mobile. Notre ambition est d’aller de A à Z sur la création d’une solution mobile. Nous analysons d’abord ce que propose la concurrence ainsi que les objectifs clients pour construire une approche et une vision produit à partir de ces éléments. Nous prenons ensuite en charge le développement, avec une attention particulière portée à l’ergonomie et la qualité des développements. Enfin, nous nous occupons de la mise sur le marché de l’application afin qu’elle soit mise en avant dans la presse comme dans les stores. Nous sommes des ingénieurs expérimentés et très impliqués sur les produits. Notre équipe a en moyenne plus de cinq ans d’expérience sur le développement mobile ce qui est assez unique sur le marché.

Pour qui travaillez-vous ?
Nous n’avons pas un secteur ou un type de client particulier et c’est ce que nous aimons dans la prestation. Nous tirons beaucoup de richesses de la diversité de nos clients et nous aimons sortir de notre zone de confort et nos clients sont aussi bien des grands comptes que des start-ups. Notre premier client a été Keytrade Bank, une grande banque en ligne belge que nous avons accompagnée pendant plus d’un an sur ses chantiers digitaux. Nous avons aussi œuvré pour la BNP, L’Express, Corsair ou encore la FFT.
En quatre ans, nous avons accompagné beaucoup de start-ups comme VizEat (repas chez l’habitant qui vient de lever 3,8 millions d’euros), Virtuo (location de voiture 100 % smartphone) ou plus récemment Molotov.tv, un nouveau service pour regarder la télévision sur mobile qu’Apple a mis en avant lors de sa dernière conférence. Les start-ups recherchent de l’expertise, du pragmatisme et ne veulent pas voir débarquer une équipe de dix personnes pour réaliser deux applications. Elles cherchent des acteurs à leur échelle qui les comprennent et qui peuvent répondre rapidement à tous leurs besoins. Notre offre de services va dans ce sens.

Comment évolue le marché des applications mobiles ?
Aujourd’hui, on ne parle plus que de deux plateformes : Android et iOS. Android domine iOS, avec près de 75 % de part de marché en France contre 21 % pour la marque à la pomme. L’Apple Store génère cependant deux fois plus de revenus pour les développeurs que son cousin le Google Play Store, ce qui le place dans les premiers choix de beaucoup pour la valeur des clients qu’ils touchent par ce biais. La réponse n’est donc pas unique. Corsair, pour qui nous développons des applications pour ses employés, a décidé de travailler sur iPad car le matériel est robuste et Apple offre une bonne compatibilité arrière sur ses modèles. Peu de risque donc de voir un modèle être interrompu ou une tablette incompatible. Les start-ups qui veulent développer des communautés, se tourneront vers Android car elles toucheront plus de monde. En fonction de la base existante, des catégories socio-professionnelles et des utilisateurs, l’accent est plus porté sur l’un ou l’autre des systèmes d’exploitation. Cela fait partie des travaux que nous effectuons avec nos clients pendant la phase de cadrage.
Aujourd’hui, il est très rare (et peu souhaitable) que l’application ne sorte pas sur les deux plateformes. Si c’est le cas, mieux vaut que le gap entre les deux sorties ne soit pas trop important pour ne pas frustrer l’une ou l’autre des communautés.

 

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Quelles tendances traversent ce marché ?
À ses débuts en 2008, le marché était pris d’assaut par les agences. À l’époque, les applications n’étaient pas très évoluées, non connectées aux systèmes d’information et relativement simples à développer. Les grandes entreprises se sont investies sur ce marché en 2010 avec de plus grandes ambitions. Le mobile est maintenant devenu une composante à part entière des systèmes d’informations. Les entreprises y ont vu un outil de productivité à part entière pour leurs usages internes et un canal de distribution de leurs services et produits. Certaines abordent maintenant les projets en mode « mobile first » voire « mobile only ». Depuis 2010 les budgets ont été multipliés par dix ou vingt. On commence d’ailleurs à voir émerger de très gros projets à plusieurs millions d’euros dans la banque ou dans les médias, comme pour le Web. Ce sont des sociétés expertes qui œuvrent sur ces projets complexes.
Au-delà du mobile, Apple et Google ont créé des socles technologiques qui sont aujourd’hui utilisés pour faire des applications pour les voitures, les montres ou encore les TV. Le smartphone lui devient lui un hub pour les objets connectés, la VR ou l’AR et dans ce contexte le besoin d’experts et de pure players se renforcera et sera un facteur différenciant pour la création de produits innovants.

Que retenez-vous de vos années à l’EPITA ?
J’en garde de très bons souvenirs ! L’EPITA m’a permis d’acquérir des connaissances, de développer des compétences, de nourrir ma curiosité et de suivre des méthodologies qui m’ont offert de professionnaliser cette passion que j’avais pour l’informatique. Dix ans après avoir pris ce tremplin formidable dans le monde professionnel, il me reste une passion intacte, une dizaine de très bons amis et un réseau d’anciens que je croise, qu’ils soient salariés, partenaires ou clients. C’est une bonne formation que je recommande.

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