Focus sur Monsieur Tshirt, la start-up cofondée par Franck de Védrines (EPITA promo 2012)

Franck de Védrines (EPITA promo 2012) cumule à la fois les casquettes de cofondateur, CTO et SEO Manager de Monsieur Tshirt, une jeune start-up qui ne cesse se développer avec son service de vente de t-shirts pour petits et grands. Il revient sur la génèse de cette aventure et sur ce qui l’a attiré dans l’entrepreneuriat.

monsieur-madame-bebe-tshirt_start-up_vetement_ancien_epita_business_e-commerce_vente-sites-france_focus_developpement_technique_entrepreneuriat_03.jpgQuel a été ton parcours depuis ta sortie de l’EPITA ?
Je suis issu de la promotion 2012 et faisais partie de la majeure Multimédia et Technologie de l’information (MTI). J’ai fait mon stage de fin d’études à Miami, en Floride, dans une société française, cabinet d’expertise comptable établit aux États-Unis. En parallèle, dès le début de l’année 2013, j’ai commencé à travailler sur Monsieur Tshirt. Le site a été lancé officiellement en mai de la même année et, à partir de là, à côté de mon stage, je me su is surtout concentré sur ce projet pour développer l’activité, créer d’autres sites et m’occuper de la gestion des serveurs. Une fois mon stage terminé en septembre 2013, je suis rentré à Bordeaux et me suis alors consacré à temps plein à Monsieur Tshirt, avec notamment le lancement de Madame Tshirt en septembre et la préparation de celui de Bébé Tshirt pour juin 2014. Aujourd’hui, je suis de retour à Miami depuis deux mois et cela jusqu’en septembre prochain pour observer et analyser le marché des t-shirts aux États-Unis tout en continuant à travailler sur le projet à distance grâce aux nombreux outils que nous avons mis en place. En même temps, cela me permet d’être de retour dans ce pays où je voulais vraiment revenir.

Pourquoi es-tu autant attiré par les États-Unis ?
Les États-Unis font un peu rêver toutes les personnes intéressées par les nouvelles technologies et le Web. Pouvoir voir de l’intérieur le marché américain et connaître la culture américaine, c’est forcément un atout. En plus, aller faire mon stage de fin d’études là-bas me permettait aussi de perfectionner encore mon anglais, ce qui n’est pas non plus négligeable.

monsieur-madame-bebe-tshirt_start-up_vetement_ancien_epita_business_e-commerce_vente-sites-france_focus_developpement_technique_entrepreneuriat_02.jpgPourquoi t’es-tu laissé séduire par l’entrepreneuriat ?
En fait, dans l’aventure Monsieur Tshirt, je ne suis pas seul : nous sommes cinq associés. Je connaissais bien le fondateur, Arnaud Péré, qui avait créé en 2012 l’application Flipmylook permettant de faire de l’essayage virtuel de vêtements sur mobile et d’ensuite acheter les vêtements en question. Arnaud s’était rendu compte que les t-shirts se vendaient le mieux et touchaient le plus de monde. Il a alors décidé de lancer son propre site de vente de t-shirts et cherchait un associé pour développer le site Web : c’est là que je suis entré dans la danse. Ce marché de niche m’intéressait, tout comme l’idée de créer mon entreprise car l’entrepreneuriat permet d’apprendre énormément de choses à tous les niveaux : la technique, la comptabilité, la gestion de projets, l’aspect humain, etc. C’était un défi mais le jeu en valait la chandelle.

Quelles sont les spécificités de Monsieur Tshirt ?
Monsieur Tshirt est un site e-commerce de vente de t-shirts qui regroupe une sélection de marques talentueuses et créatives pour les faire connaître à un public plus large. Nous cherchons donc des marques que nous apprécions et que nous pensons comme capables de plaire au plus grand nombre. Techniquement, les marques n’ont pratiquement rien à faire : nous nous occupons de la communication, de l’expédition, etc. À côté de cela, nous avons également nos propres marques où nous essayons de créer des designs un peu décalés. Notre préoccupation première, c’est la relation client. C’est d’ailleurs pour cela que, peu importe le montant de l’achat réalisé, la livraison reste gratuite. Depuis le lancement de Monsieur Tshirt, nous avons également augmenté notre offre à des sweats et des accessoires – également présents sur Madame Tshirt – mais aussi de pyjamas et de bodies pour Bébé Tshirt.

monsieur-madame-bebe-tshirt_start-up_vetement_ancien_epita_business_e-commerce_vente-sites-france_focus_developpement_technique_entrepreneuriat_01.jpgEn quoi ton parcours à l’EPITA t’aide dans ton quotidien ?
Mon travail étant essentiellement tourné vers la technique, avec la gestion des trois sites, les compétences acquises à l’école me servent chaque jour ! Pour autant, il n’y a pas que ça : avec Monsieur Tshirt, je m’occupe aussi de gestion de projets et de gestion d’équipe – par exemple, je forme actuellement un stagiaire basé dans nos locaux parisiens dont la mission est axée sur le développement technique. Pour cela, je dois utiliser de nombreux outils – Zend Framework, Prestashop, etc. Forcément, le fait d’avoir eu de nombreux projets à mener à l’EPITA est aussi un atout de plus.

Quels sont les projets futurs de la start-up ?
De grossir et d’améliorer encore son référencement ! À court terme, on souhaite être en mesure d’avoir une offre toujours plus exclusive et qualitative – nous venons d’ailleurs de lancer les nouvelles versions des sites Monsieur et Madame – mais aussi de diversifier la gamme de produits vendus. À long terme, on envisage de s’ouvrir à l’International.

Enfin, quel conseil donnerais-tu à un étudiant de l’EPITA souhaitant goûter à la création d’entreprise ?
De se lancer et de ne pas avoir peur de l’échec car, comme on dit, qui ne tente rien n’a rien ! Ce sera une très bonne expérience et un moyen d’apprendre énormément de choses de toute façon.

monsieu
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Les trois dates clés de Monsieur Tshirt :

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Monsieur Tshirt en quelques chiffres :

  • 15 membres dans l’équipe dont 11 salariés (Objectifs : 20 personnes d’ici la fin 2015)
  • 1 million d’euros de chiffre d’affaires en 2014, 2 millions d’euros espérés en 2015
  • Près de 80 marques disponibles
  • Environ 2 000 produits répertoriés
  • Entre 250 et 400 produits vendus par jour
  • Entre 7 000 et 10 000 visiteurs uniques par jour