Découvrez les nouveaux projets de Cycom, l’association eSport de l’EPITA

Depuis septembre 2013, Olivier « On3Up » Ma (EPITA promo 2015) est le président de Cycom, l’association eSport qui réunit les étudiants de l’EPITA et d’Epitech voulant s’essayer à la compétition vidéoludique. Il revient sur les projets présents et futurs de cette structure à l’heure où les compétitions de sport électronique semblent prendre de plus en plus d’ampleur.

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Olivier Ma

Créée en 1998, Cycom fait partie des associations phares de l’EPITA avec quelques 80 membres et de nombreux événements organisés à son actif. De quoi aisément attirer les joueurs de jeux vidéo comme Oliver Ma. « J’étais déjà impliqué dans l’eSport en tant que joueur de Counter-Strike puis de StarCraft, deux jeux qui, s’ils n’ont pas le même univers ni le même gameplay, ont été à l’époque les pivots de cette discipline », explique l’étudiant. Si, aujourd’hui, des tournois continuent à proposer ces jeux, la plupart ont évolué autour d’autres titres plus fédérateurs comme League of Legends (LoL) ou Call of Duty. « Il y a des tournois un peu historiques qu’on essaye de faire chaque année, comme ceux des jeux Halo ou Super Smash Bros Melee, précise Olivier. Le problème est que les communautés de ces jeux s’essoufflent petit à petit au fil des ans. On est alors obligé de se tourner également vers de nouveaux titres mais notre première mission reste avant tout de promouvoir le sport électronique plus qu’un jeu en particulier. On organise donc des événements internes pour permettre aux étudiants de se challenger entre eux mais, de temps en temps, nous mettons en place des compétitions ouvertes aux participants externes, comme ce fut le cas pour Call of Duty pour lequel on avait organisé avec SkyLAN en 2013 le plus gros événement français associé à sa version console. » Pour autant, Cycom veut dorénavant diversifier ses activités. En plus de l’organisation de tournois, l’association souhaite désormais héberger « des équipes composées entièrement d’étudiants de l’EPITA, d’Epitech, voire d’autres écoles du Groupe IONIS » pour participer à diverses compétitions et notamment « au championnat universitaires ACENSI University League » qui voit s’affronter uniquement les étudiants d’écoles d’ingénieurs et de management. Autant dire que l’association est encore loin de mettre le pad sous la porte à l’heure où le sport électronique est vu comme un véritable phénomène.

cycom_association_etudiante_epita_epitech_jeux_video_esport_tournoir_electronique_projets_03.jpgcycom_association_etudiante_epita_epitech_jeux_video_esport_tournoir_electronique_projets_05.jpgOn sent un intérêt de plus en plus fort autour de l’eSport. Partages-tu ce sentiment ?
Olivier Ma : C’est clair. Depuis l’arrivée de League of Legends, c’est même devenu assez fou ! Quand on voit qu’une société assez connue comme Auchan décide de créer une sorte de structure pour accueillir une équipe, on se dit que l’image un peu négative qu’avait l’eSport est en train de réellement changer.

Comment expliques-tu cette évolution ?
Il y a toujours autant de types de joueur mais, ce qui a changé, c’est la visibilité. La recrudescence du streaming à travers des plateformes comme Twitch, qui a récemment été rachetée par Amazon pour 1 milliard de dollars, a permis de mettre un coup de projecteur sur ce monde auparavant un peu « souterrain ». Les sociétés souhaitent désormais y associer leur image, ce qui n’était pas vraiment le cas il y a plusieurs années.

Quelle est la situation de l’eSport dans l’Hexagone ?
En France, on peut s’estimer plutôt chanceux, notamment grâce à l’Electronic Sports World Cup (ESWC), l’équivalent eSport des championnats du monde, qui a été créée par un français. Du coup, la finale de l’ESWC a lieu chaque année chez nous, pendant la Paris Games Week. Il s’agit vraiment d’un événement majeur de la culture eSport. Quand on y assiste, on voit que ça a définitivement plus d’impact qu’un stream même si ceux-ci s’améliorent de plus en plus. En général, Cycom rachète des places en gros pour ensuite les redistribuer aux membres de l’association qui seraient intéressés d’y aller.

Quels sont les conseils que tu donnerais à une personne qui souhaite se lancer dans l’eSport ?
En ce moment, il y a énormément de tutoriels disponibles sur Internet pour la plupart des jeux. On peut les regarder pour découvrir des techniques mais, globalement, c’est en jouant qu’on progressera. L’essentiel, c’est d’analyser les raisons de ses défaites. Pour cela, il ne faut pas hésiter à revoir les replays de ses parties, pour ensuite corriger ce qui ne va pas. Pour autant, il ne faut pas trop jouer non plus, sous peine de rester « bloqué » à un certain niveau. Savoir s’aérer l’esprit est tout aussi important si l’on veut réussir !

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