1 million d’euros supplémentaires pour TextMaster, la start-up d’Alexandre Ponsin (EPITA promo 2005)

TextMaster est la première plateforme de solutions professionnelles de traduction, rédaction et correction à la demande sur Internet. Après une première levée de fonds en 2012, la start-up vient d’officialiser un nouvel apport d’un million d’euros. Alexandre Ponsin (EPITA promo 2005), co-fondateur et CTO de TextMaster, dévoile ce que cette annonce va changer aux objectifs de « la marketplace des rédacteurs web ».

textmaster_2014_0001.jpgComment a vu le jour cette levée de fonds ?
Cette levée de fonds a été « assez simple », dans le sens où elle a été effectuée avec nos investisseurs historiques qui sont au capital de notre entreprise depuis bientôt deux ans. En fait, nous avions simplement besoin de liquidités pour mener à bien nos plans. Du coup, quand le besoin s’est présenté, nous avons discuté du sujet avec le board. Les investisseurs étant contents du travail et de l’avancée de la société, ils nous ont réitéré leur confiance et cela s’est fait en quelques semaines. Ce n’est donc pas une levée de fonds au sens classique : nous ne sommes pas repartis sur un roadshow comme cela se fait souvent. C’est plutôt ce qu’on appelle un « bridge » : une rentrée d’argent qui permet de compléter les plans déjà mis en place auparavant. Cela faisait presque un an que nous anticipions ce besoin-là.
En parallèle, nous avons aussi accueilli un nouveau business angel au sein de notre groupe d’investisseurs, en la personne de Cédric Siré, le fondateur du groupe Webedia (AlloCiné, Jeuxvideo.com), qui naviguait autour de TextMaster depuis quelques temps et nous donnait parfois des conseils. Quand il a vu qu’une levée était en train de se faire, il a souhaité en faire partie.

Quelles évolutions cette levée de fonds annonce-t-elle ?
Ce ne sera pas forcément des évolutions autour du produit mais plutôt des évolutions en termes de stratégie commerciale et de développement. Aujourd’hui, TextMaster possède un bureau principal à Paris et un autre à New York. Dans ce souci d’expansion, nous avons envie d’ouvrir un bureau en Asie, probablement à Hong-Kong. Et ces montants-là nous permettront de le faire et d’embaucher sur place. Nous prévoyons aussi des recrutements commerciaux et nous accélérons notre stratégie commerciale et marketing, notamment sur le Web.

Pourquoi Hong Kong et pas une autre ville ?
Hong Kong, c’est une porte sur l’Asie. Cela reste une ville très occidentalisée et c’est donc l’un des endroits en Asie où il est plus facile pour les Occidentaux de faire du business. Ensuite, Hong Kong, c’est surtout une porte sur la Chine, « l’usine du monde », qui représente un marché gigantesque à conquérir pour notre métier de traducteur : pour tout ce qui est matériel électrique ou électronique, les usines ont souvent la charge de fournir également les manuels d’utilisation. Ces manuels, on a tendance à s’en moquer car ils sont en général mal traduits. C’est donc une énorme opportunité pour s’implanter au sein des usines comme potentiel traducteur qualitatif de manuels d’utilisation à prix abordable.

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Un nouveau site pour TextMaster

Hormis le marché asiatique, quels sont les prochains projets sur lesquels planche TextMaster ?
Nous avons refondu complétement notre site Web début 2014 et avons sorti la troisième version de TextMaster en mettant un gros accent sur la qualité de l’interface utilisateur des clients – c’est-à-dire en rajoutant, par exemple, des outils pour améliorer la gestion de projets pour les clients ayant des milliers de documents à traduire. D’autres produits sont actuellement dans les tuyaux, comme de nouveaux outils plus performants d’aide à la traduction, de meilleures interfaces, le support de plus de formats, etc. Tout ceci est nécessaire pour continuer notre expansion sur la présence Web et offline de tous ce qui concerne les assets de traduction et d’écriture.

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