Des professeurs en formation à l’EPITA

Lundi 1er juillet, l’EPITA a accueilli une délégation de seize professeurs de classes préparatoires Mathématiques, Physique et Sciences de l’Ingénieur (MPSI) du lycée Fénelon Sainte-Marie (Paris 8e) pour une formation au langage Python. L’objectif : faire en sorte qu’ils puissent assurer les nouveaux enseignements obligatoires en informatique pour les élèves de MPSI, dès septembre.

epita_fenelon.JPG

Le code, un passage obligé

A partir de la prochaine rentrée, les programmes des élèves en première année de MPSI intègreront de façon plus importante et formelle des enseignements en informatique. Cette mesure – bienvenue puisqu’apprendre à coder et programmer fera partie des savoirs essentiels dans un avenir proche – a cependant été prise un peu rapidement, car à ce jour, aucune formation institutionnelle n’existe afin que les enseignants mettent à jour leurs connaissances en informatique.

« L’agrégation d’informatique manque encore terriblement au système éducatif français, déplore Olivier Ricou, directeur de la recherche à l’EPITA et responsable du Laboratoire de Recherche et Développement de l’EPITA (LRDE). L’EPITA étant bien identifiée comme une école d’informatique de référence par les ingénieurs, il nous a semblé naturel d’aider ces enseignants. Plus tôt cette année, nous avons formé un groupe d’enseignants de l’Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (UPSTI). Les retours ayant été très bons, l’Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques (UPS) s’est intéressée à ce que nous pouvions proposer. C’est ainsi que nous sommes entrés en contact avec le Lycée Fénelon Sainte-Marie, à qui nous proposons une formation en Python aujourd’hui. »

L’EPITA jouit d’une très bonne réputation

« Nous recherchions une formation adaptée à nos besoins, explique Catherine Leiser, professeure de physique-chimie au Lycée Fénelon Sainte-Marie. L’EPITA jouit d’une très bonne réputation dans l’enseignement informatique. Car si nous avons côtoyé ce secteur au cours de nos études puis de notre travail, force est de reconnaître qu’en 40 ans, l’informatique a énormément évolué. Si nous avons connu les cartes perforées ou le Fortran – l’antiquité de l’informatique, en somme ! – nous n’avons pas spécialement de compétences dans les langages plus récents, Python en tête de ligne. Les présentations d’Olivier Ricou ont pour objectif de nous donner une impulsion et de nous fédérer afin de relever ce nouveau défi qu’est la mise en place d’un nouvel enseignement. »

Dispenser les connaissances

La délégation de professeurs ont donc eu une journée pour acquérir les bases de Python. « C’est un langage très riche, précise Olivier Ricou. On ne peut raisonnablement pas apprendre Python en une simple journée. En mettant en lumière les pièges et les mécanismes du langage, nous leur avons donc donné des bases, des pointeurs et tous les éléments nécessaires pour que par la suite, ils puissent poursuivre par eux-mêmes. Notons que s’ils avaient appris Python en autodidactes, ils auraient mis environ une semaine pour appréhender ce que nous leur avons enseigné en un jour. »

« Les équipes de l’EPITA ont à cœur de nous aider, souligne Catherine Leiser. Nous avons été très bien accueillis. Il est donc tout à fait envisageable que nous revenions prochainement pour approfondir les enseignements reçus aujourd’hui. D’autant plus qu’il va également falloir préparer la rentrée 2014-2015 : les enseignements de Maths spé contiendront également un nouveau volet en informatique. Il faudra à ce moment approfondir nos connaissances. »