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Margaux, lauréate du Trophée Excellencia de l’EPITA : « Tout le monde peut faire de l’informatique ! »

Ayant pour objectif de promouvoir le secteur du numérique auprès des jeunes femmes en brisant les stéréotypes autour de l’informatique, le Trophée Excellencia permet chaque année à trois bachelières d’intégrer l’EPITA. Les trois nouvelles étudiantes deviennent alors ambassadrices des femmes du numérique au nom de l’école d’ingénieurs et se voient également offrir le financement de leurs deux années du Cycle préparatoire. Et parmi les lauréates de cette année se trouve Margaux Asselin, une 1re année de l’EPITA Lyon qui ne manque pas de motivation !

Margaux, nouvelle lauréate du Trophée Excellencia, étudie à l’EPITA Lyon

Du cliché du geek aux premiers essais de programmation

On peut baigner dans l’informatique depuis l’enfance sans pour autant avoir tout de suite le déclic. Margaux en est un bon exemple : fille de parents évoluant tous deux dans le secteur, elle aura attendu son stage de 3ème pour vraiment commencer à changer de regard sur ce qui, quelques années plus tard, deviendra sa passion. « Au départ, l’informatique ne me parlait pas du tout : j’avais surtout le cliché du geek, s’amuse-t-elle. Par contre, j’adorais les maths ! C’est lors de mon stage d’observation dans une entreprise d’informatique que j’ai pu voir différents aspects de l’informatique et me dire que ce n’était pas mal, finalement ! »

Une fois au lycée, la jeune fille change d’avis petit à petit sur ce domaine qui fait la part belle à la logique : « Avec le temps, l’idée a fait son bout de chemin dans ma tête. Au fond, j’aimais bien le fait d’avoir un problème donné et de devoir chercher des solutions. » Sans passer par la spécialité NSI (« elle n’était pas beaucoup développée ni très bien “vendue” dans mon lycée ! »), Margaux s’initie à la programmation en Python lors de ses cours de mathématiques. « Les professeurs proposaient souvent des exercices supplémentaires et ça m’amusait de les faire, explique-t-elle. En fait, je ne les voyais pas comment du travail. L’informatique est alors rapidement devenue ce que je voulais faire plus tard ! »

Le challenge de l’EPITA et l’opportunité Excellencia

C’est lors d’un salon étudiant que Margaux découvre finalement l’EPITA, une grande école qui colle très bien à sa mentalité : « Je voulais me lancer dans le supérieur dans un domaine où je n’y connaissais pas grand-chose, pour avoir du travail et des enjeux, un défi à relever. J’ai toujours besoin d’un truc qui m’occupe et me donne envie de me dépasser. Or, comme j’aimais déjà bien les maths, je trouvais que la différence n’était pas si immense avec l’informatique. »

En s’intéressant à l’EPITA, Margaux en vient à découvrir l’existence du Trophée Excellencia. Deux raisons la motivent alors à postuler : « J’ai été intéressée par l’aspect financier, bien sûr, mais aussi par cette idée de pouvoir montrer que, nous, les femmes, avons quand même notre place dans le numérique et l’ingénierie informatique. C’est important d’en parler pour dire qu’on existe et que, même si l’on n’est pas beaucoup aujourd’hui, ce n’est pas une raison pour ne pas se lancer ! Moi, par exemple, j’ai mis beaucoup de temps à réaliser que l’informatique me plaisait alors que mes parents travaillaient déjà dedans ! Si je peux aider d’autres filles à réaliser plus tôt cette envie et à déclencher cette passion en allant leur parler, je ne vais pas m’en priver ! » D’ailleurs, fille ou garçon pour elle, ce n’est pas important : « Peu importe qui on est : tout le monde peut faire de l’informatique tant que ça lui plaît. Mais pour cela, il faut essayer ! »

L’envie de s’engager

Heureusement, Margaux n’a pas attendu Excellencia pour agir au nom de la solidarité féminine. Pendant deux ans, de la première à la terminale, elle a été trésorière d’une association de son lycée et a pu mener plusieurs projets comme « Free Period », « un projet qui nous a permis de mettre des protections périodiques gratuites, respectueuses de l’environnement et éthiques en libre accès dans les toilettes » de l’établissement, ou encore un projet de récolte de fonds pour Courir POUR ELLES, « une asso qui accompagne des personnes souffrant de cancers dits féminins – cancers du sein, des ovaires… » Un engagement qu’elle ne demande qu’à poursuivre à l’EPITA. « J’ai vu que l’école avait développé un partenariat avec les Cadettes de la Cyber qui permet notamment aux étudiantes d’encadrer des collégiennes et des lycéennes. Ce genre de projet me plaît énormément et j’ai envie d’y participer ! »

Découverte des cours et des valeurs de l’entraide

La lauréate a un emploi du temps bien chargé depuis l’obtention de son baccalauréat et sa rentrée sur le campus lyonnais pour amorcer la 1re année du Cycle préparatoire. Une période qui la voit alterner matières familières et inédites pour son plus grand plaisir. « Il y a les cours auxquels j’étais déjà habituée, comme la physique ou les maths, et ceux qui sont totalement nouveaux pour moi, comme l’algo et la prog, détaille-t-elle. Je suis contente de continuer celles que je connais déjà et de découvrir les autres ! »

En attendant de pouvoir vivre la Piscine lors du Cycle Ingénieur et le semestre académique à l’étranger de 2e année (« J’ai trop hâte d’y être »), Margaux apprend à progresser petit à petit avec et grâce à ses camarades de promo : « À l’EPITA Lyon, on se constitue rapidement un groupe avec qui on s’entend bien et avec lequel on peut travailler ou parler d’autre chose. Dans le mien, l’ambiance est vraiment très positive : même quand c’est difficile, on est tous là pour se soutenir et y arriver. On sait qu’on peut le faire ! D’ailleurs, l’équipe enseignante est également géniale par rapport à ça : ils sont toujours à l’écoute et, quand on a dû mal, ils ne nous laissent jamais seuls sur le côté. Oui, il y a beaucoup de travail à faire en autonomie, ce qui est normal, mais les professeurs sont là pour nous garder motivés et nous accompagner. »

Une carrière à construire et des souvenirs à fabriquer

À l’EPITA, Margaux apprend aussi à se faire sa place dans un milieu encore trop souvent masculin par défaut. Un déséquilibre qui n’a pas de quoi freiner l’étudiante : « C’est vrai que parfois, en tant que femme, on se dit qu’il y a quand même beaucoup de garçons dans l’école, mais c’est le jeu ! Certains sont géniaux et ça se passe très bien, mais c’est comme partout ailleurs : on peut toujours trouver une minorité d’individus n’ayant pas forcément compris que les femmes pouvaient aussi faire de l’informatique. Ce n’est pas tellement la faute de l’école, plus de la société et des mentalités qu’il faut encore faire évoluer ! »

Bien décidée à changer les choses, Margaux savoure donc chaque jour qui passe en sachant qu’il lui reste encore beaucoup de projets et de cours mémorables à vivre dans son école. Du reste, elle avoue qu’elle n’oubliera sans doute jamais le moment où elle a appris l’obtention du Trophée Excellencia. « J’accompagnais une amie à la gare et j’avais seulement 1 % de batterie sur mon téléphone ! Quand la personne de l’école est parvenue à m’avoir – j’avais déjà manqué un premier appel à cause du mode silencieux –, je savais que qu’il pouvait s’éteindre à tout moment… C’était horrible ! Heureusement, la personne au bout du fil a le temps de m’annoncer la nouvelle. L’appel se termine et je n’y crois pas sur le moment. J’ai mis longtemps à réaliser ! » Encore aujourd’hui, entre deux cours, il lui arrive de repenser à cette chance qu’elle a su saisir et qui lui permettra d’évoluer plus tard dans la cybersécurité ou la santé… même si rien n’est encore arrêté en ce qui concerne ses vocations et ses spécialisations futures ! « Peut-être que dans six mois, je parlerais de totalement autre chose tellement je suis en pleine découverte de ces univers ! »

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