Venez rencontrer les étudiantes de l’EPITA lors de Happy Happening, la fabrique à héroïnes, les 15 et 16 novembre

Pour promouvoir l’ingénierie au féminin, l’EPITA participe à Happy Happening, la « fabrique à héroïnes », les 15 et 16 novembre au Carreau du Temple (Paris 3e) aux côtés d’Epitech et de SUP’Internet. Au sein du Happy Corner, les étudiantes de chaque école partageront leur passion avec les nombreux visiteurs attendus. Marlène Da Silva (EPITA promo 2015), présidente de la future association de l’EPITA pour la promotion de la parité dans les écoles d’ingénieurs en informatique, ne comptait pas manquer un tel événement.

happy_happening_association_evenement_carreau_temple_epita_supinternet_epitech_femmes_filles_ingenieures_01.jpgQuel sera l’objectif de la future association ?
Son objectif principal sera d’essayer de faire changer les représentations actuelles vis-à-vis des femmes et de l’informatique. Les préjugés sont encore trop présents et c’est en partie à cause d’eux que les femmes et jeunes filles n’osent pas faire de l’informatique. En l’occurrence, elles n’arrivent pas à se projeter dans ces métiers car elles n’y voient que des hommes. Or, en mettant en avant des exemples de femmes dans ce domaine, les représentations peuvent évoluer. Notre association est aussi une réponse aux craintes des jeunes femmes qui arrivent dans un milieu pour l’instant masculin : elles peuvent se sentir à leur place et être soutenues par les filles et les garçons qui en font partie.

Quel va être son nom ?
Ce sera Synergie. Nous recherchions un nom qui fasse parfaitement passer notre message de coopération femmes/hommes, d’égalité et de respect : que l’on soit un homme ou une femme, nous avons tous le droit de faire de l’informatique si on le souhaite. Il faut bien se dire que ce n’est pas une question de sexe. D’ailleurs, parmi la vingtaine de membres que compte déjà l’association, il y a quatre garçons.

Outre la présence de l’asso à Happy Happening, quelles seront vos différentes activités ?
L’association compte organiser des présentations dans les lycées, ce qui a déjà été mis en place par l’association E-mma d’Epitech avec laquelle nous allons créer un partenariat. Nous voulons également proposer des témoignages, raconter notre passion et expliquer que nous avons nous aussi eu le déclic de l’informatique sans pour autant oser se lancer dedans tout de suite pour plusieurs raisons : l’existence de préjugés, l’incompréhension de certains de nos proches ou encore le manque de modèles féminins auxquels se raccrocher. En 2014, ce genre de raisonnement n’a plus lieu d’être et nous sommes persuadés que le simple fait de communiquer à ce propos permettra de changer les mentalités pour l’avenir.

Quand as-tu justement eu ce fameux « déclic » pour l’informatique ?
C’était en seconde. Avec mes copines, comme nous voulions faire un Bac S, nous nous sommes rendues à un salon étudiant pour assister à une conférence « Que faire après un Bac S ». Plusieurs directeurs d’écoles prenaient la parole – sur l’aéronautique, la médecine, etc. – et le dernier à s’exprimer abordait l’informatique : c’était monsieur Joël Courtois, le directeur général de l’EPITA. Outre le fait qu’il ait dit que le secteur de l’informatique était passionnant, il a précisé qu’il s’agissait d’un domaine où les filles manquaient alors qu’elles en étaient parfaitement capables. C’est là que j’ai eu le déclic. J’ai alors réalisé que, bien que j’utilise un ordinateur depuis mes 4 ans, que mon père travaille dans l’informatique et que j’ai toujours aimé ça, je n’avais jusque-là jamais pensé à en faire mon métier ! Au fond de moi, je savais que c’était ce que je voulais faire mais je ne m’en rendais pas réellement compte… On ne m’avait jamais suggéré de me diriger dans cette voie malgré le fait que j’étais déjà une passionnée des nouvelles technologies et qu’il m’arrivait d’aider des amis et des proches sur des sujets informatiques ! Avec le recul, je me rends compte de l’importance que peut avoir la communication auprès des jeunes filles sur l’informatique : c’est un domaine très intéressant et qui n’est pas réservé qu’aux hommes, il est uniquement réservé aux passionnés. Notre association est là pour les encourager !

Retrouvez Marlène et les autres étudiantes de l’EPITA lors de Happy Happening.
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