Liam Boogar : le fondateur de The Rude Baguette à l’EPITA

Mardi 3 septembre, Liam Boogar, consultant auprès des startups et fondateur et PDG du blog anglophone The Rude Baguette (consacré aux startups françaises), visitait les locaux de l’EPITA et plus largement du Campus technologique de IONIS Education Group. Acteur influent de la sphère numérique nationale et européenne, il donne quelques conseils aux étudiants souhaitant monter une startup.

liam_boogar_rude_baguette.JPG

Liam Boogar (4e en partant de la gauche) en compagnie de Benoît Lachamp (directeur de SUP’Internet), Joël Courtois (directeur général de l’EPITA), Emmanuel Carli (directeur général d’Epitech) et de membres des startups incubées chez Startup42.

Pourquoi avoir choisi de visiter l’EPITA ?

Depuis que je travaille à Paris (depuis 2011), je suis en contact avec de nombreuses startups, en tant que consultant ou que rédacteur pour The Rude Baguette (que j’ai lancé à cette époque). A chacune de mes rencontres, je demande à mes interlocuteurs leur formation. Il se trouve que chaque fois que je rencontre un super développeur, il vient de l’EPITA ou d’Epitech ! Après avoir assisté à quelques événements, notamment au lancement de Startup42, je me suis dit que c’était le moment de découvrir ce qu’avait à offrir cette école, afin de savoir s’il s’agissait bien de l’équivalent français de l’Université de Stanford.

Selon vous, qu’est-ce qui différencient les écoles d’ingénieurs françaises des américaines ?

Je ne sais pas s’il existe une différence si importante entre les deux. Les rapports entre professeurs et étudiants sont peut-être un peu plus marqués en France, dans les relations hiérarchiques par exemple. Aux Etats-Unis, il est de la responsabilité du professeur de garantir un apprentissage à l’étudiant. En France, si un étudiant rate des cours, il est le seul fautif. La responsabilisation vis-à-vis des enseignements est ainsi faite.

Par contre, en France, en particulier sur le campus de l’EPITA, j’ai constaté que l’on pousse les étudiants aux activités extracurriculaires. Dans la plupart des écoles que j’ai pu visiter, j’ai vu des cursus pour les jeunes qui veulent entreprendre, ceux qui préfèrent la recherche et le développement et qui intègrent un laboratoire comme 3IE, des accélérateurs de startups… Ca n’est pas si commun que ça aux Etats-Unis. Les stages n’y sont pas intégrés aux cursus par exemple.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes souhaitant lancer leurs startups ?

Allez-y ! En fait, lors de la visite, nous avons assisté à la présentation de deux projets d’étudiants. Je leur ai posé deux questions : Comment saurez-vous que vous avez réussi votre projet ? Comment allez-vous chercher votre premier client ?

Il faut toujours garder ces deux objectifs en tête : l’application ou le business model avec un million d’utilisateurs ont toujours commencé avec un premier client qu’il aura fallu convaincre et motiver. La création de startup ne repose pas que sur des études de marché ou la création d’un bon produit. Il faut aussi convaincre les gens à vous payer pour cette création et valoriser le temps passé à le développer.