Interview d’un ancien

David Doukhan, un ancien de la promo 2007 de l’Epita, a un parcours très riche. Internationale et pluridisciplinaire, sa spécialisation SCIA l’a amenée au MIT avant de revenir en France comme chargé de recherche et développement à l’IRCAM.

 

Pouvez-vous expliquer vos choix de parcours à l’EPITA ?

J’ai choisi EPITA car je voulais avoir une formation poussée en Informatique dès le cycle préparatoire et je n’ai pas été déçu. Le cycle préparatoire m’a fourni les bases théoriques (Mathématiques, Algorithmique, Physique) nécessaires pour pouvoir appréhender de nouveaux sujets de manière autonome. Dans le cadre de la réalisation de différents projets libres, je me suis spécialisé en traitement du son, avec l’aide de certains professeurs qui étaient disponibles pour répondre à mes questions.

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A l’issue de la première année d’ingénierie, j’ai eu la possibilité de faire un échange universitaire dans le prestigieux IITK (Indian Institute of Technology Kanpur) ou j’ai suivi des cours en traitement du signal, intelligence artificielle et histoire de l’art indien.
J’ai ensuite choisi la spécialisation SCIA, afin d’approfondir au maximum mon bagage scientifique et me spécialiser dans les méthodes issues de l’intelligence artificielle. (Site de la spécialisation SCIA)

 

Comment avez-vous opéré la transition à la sortie de l’EPITA ?

MIT-logo.gifJ’ai pris connaissance d’une annonce venant du laboratoire de neurosciences DiCarlo du MIT (Massachussets Institute of Technology) (DiCarlo) par le biais du Service des Relations Entreprises de l’EPITA. J’avais déjà lu certains articles provenant de ce laboratoire très célèbre dans le cadre de ma spécialisation SCIA et était donc très motivé pour y travailler. Le projet sur lequel j’ai travaillé consistait à reproduire les transformations effectuées dans le cortex visuel, afin d’obtenir des systèmes de reconnaissance d’objets aussi performants que le cerveau. Le laboratoire était composé de chercheurs en neurosciences, intelligence artificielle et super computing. Dans ce contexte, j’ai dû faire de la programmation distribuée sur des Playstation 3 qui sont un environnement de développement nécessitant des compétences très poussées en programmation.

brain.jpgLes compétences acquises lors de mon cursus m’ont permis de mener cette mission à bien.
J’ai également collaboré à la réalisation de 2 posters qui ont été présentés à la conférence COSYNE 2008 (Computational and Systems Neuroscience) et qui donneront sûrement lieu à des publications futures.

 

Pourquoi avez-vous décidé de poursuivre sur une thèse ?

Je n’ai pas encore démarré ma thèse mais je ferai en sorte de combiner traitement du son, informatique, intelligence artificielle et, éventuellement, réalité virtuelle. Pourquoi faire une thèse ? Parce que ça me semble nécessaire pour pouvoir, à terme, piloter des projets de recherche en entreprise ou dans l’académie.

 

Que faites-vous maintenant ?

Je suis chargé de recherche et développement à l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Accoustique Musique) au sein de l’équipe Acoustique des Salles. J’y travaille en collaboration avec des chercheurs en acoustique, neurosciences, psychothérapie, et synthèse d’images, dans le cadre du projet européen CrossMod piloté par l’INRIA qui fait collaborer 7 laboratoires différents. Mon rôle consiste à mettre en place différentes expériences de neurosciences, ainsi qu’une application de réalité virtuelle à but thérapeutique visant à traiter la phobie des chiens.
Mon cursus, ainsi que mes différentes expériences professionnelles, m’ont permis d’avoir les bases me permettant d’interagir avec mes différents collaborateurs.

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