Serge PAYEUR (GL 94)

logo_accentureSerge Payeur est un ancien de l’Epita, travaillant aujourd’hui pour Accenture. Il faisait partie des conférenciers le lundi 2 octobre, pour la semaine de conférences technologiques. Interview :

Comment s’est passée la conférence que vous venez de donner ?Serge-Payeur

La conférence s’est globalement bien déroulée. De temps en temps, il y avait une certaine interactivité agréable avec les étudiants, pendant laquelle nous échangions questions et réponses. Il y avait toujours une personne qui savait donner une réponse à mes questions techniques posées, c’est quelque chose d’appréciable.

Quel a été le thème de votre intervention ?

Au travers de la méthodologie, quels sont les étapes et enjeux de la gestion de projet, et d’autre part, quels sont les apports des technologies dans cette gestion de projet ? C’était le sujet, très résumé, de la conférence.

Les étudiants vous semblaient-ils intéressés et motivés ?

Enormément ! J’ai eu beaucoup de retours à la fin de la conférence. J’ai d’ailleurs proposé une journée d’entretiens « à blanc », et la plupart ont répondu présent.

Que pensez-vous de ce système de conférence établi par l’Epita ?

"Gérer une association de l’Epita, c’est gérer une petite entreprise"

Cela fait maintenant quatre ou cinq ans que je fais ces conférences à l’Epita, et toujours pour Accenture : pour moi, l’intérêt réside dans le fait que cela permet de mieux expliquer ce que l’on fait chez Accenture. Le but est que les étudiants aient une vraie vision de notre métier. De plus, cela permet de leur offrir une « couche de verni » sur leur formation, notamment celle concernant la gestion de projets pour ce qui me concerne. Cela étant, je préfère, à titre personnel, les « forums entreprises » organisés également par l’Epita, car ils permettent un échange plus franc. C’est pourquoi je pense que les forums sont le complément indispensable à ces conférences.

Quels profils d’étudiants intéressent Accenture ?

En termes d’options de spécialisation, ce serait plutôt SIGL et Télécoms. Cependant, nous recherchons surtout des gens qui ont une grande ouverture d’esprit. En effet, travailler chez Accenture n’est pas travailler à un poste fixe, il existe différents types de tâches, d’équipes, et de projets. En conséquence, il faut une adaptabilité évidente. Néanmoins, elle est fréquemment induite par l’ouverture d’esprit. Enfin, je précise qu’autant nous avons des objectifs de recrutement sur l’année, autant cette conférence servait d’avantage à entretenir nos contacts réguliers avec les étudiants de l’Epita.

Pourriez-vous me décrire votre fonction et travail actuels au sein d’Accenture ?

 Aujourd’hui, je suis Senior Manager chez Accenture. Je suis directeur de programme pour un projet du ministère des Finances qui s’appelle « Accord », et qui consiste en la mise en place d’un système d’information qui gère le budget et les dépenses de l’Etat. Nous sommes deux sociétés sur ce projet.

Quelle formation avez-vous suivie ?

Je suis issu de l’Epita, promotion 1994, et mon option de spécialisation était à l’époque GLISI, ce qui correspond à peu de choses près à SIGL (Systèmes d’Information et Génie Logiciel) maintenant. J’ai intégré l’Epita à la sortie de mon Baccalauréat E, c’est ainsi que s’appelait la filière Maths et Physique lorsque je l’ai obtenu. J’ai fait le cycle préparatoire, et les trois années de cycle ingénierie. Ma dernière année a été passée au « Stevens Institute of Technology », lors d’un troisième cycle, aux Etats-Unis à côté de New-York. J’y ai décroché un « Master of Science in Computer Science ». Par ailleurs, j’avais vraiment une forte implication dans la vie associative de l’Epita. J’ai participé au BDE (Bureau Des Elèves), quasiment à sa création d’ailleurs, mais également à Cristal (l’association entreprise) ainsi qu’à EPTV (association vidéo). Cela m’a permis d’avoir une ouverture sur le monde de l’entreprise. Gérer une association, c’est comme gérer une petite entreprise. Il y existe une composante sociale, dans le sens du contact avec les gens dans le travail.

Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec Accenture ?

"Le passage d’étudiant vers le monde du travail ? Une libération."

A la sortie de l’école, j’ai du effectuer mon service militaire en 1995. Je l’ai réalisé sur un projet militaire, dont 20% des ressources étaient fournies par l’armée. Sur ce travail, Accenture était la société responsable, et c’est ainsi que je me suis rapproché d’eux.

 

Comment aviez-vous vécu le passage du monde étudiant vers celui du travail ?

Pour moi il s’agissait plus d’une libération qu’autre chose. Enfin je pouvais m’axer sur des objectifs concrets et précis, et plus seulement sur de l’enseignement qui m’était dispensé. Je produisais enfin pour que cela soit utile dans le monde réel, celui des actifs. D’autre part, chez Accenture, les employés ont une moyenne d’âge un peu plus jeune qu’ailleurs, et en conséquence l’ambiance est relativement proche de celle que j’avais connue à l’Epita. C’était dans la continuité.

Quelle a été votre évolution au sein d’Accenture ?

En onze ans, j’ai eu une évolution assez traditionnelle chez Accenture. J’ai débuté pendant 18 mois en tant que Consultant Junior. Je suis ensuite devenu Consultant et j’ai gardé ce poste durant trois années, avant d’être promu Manager. Enfin, après cinq années de travail, me voilà dorénavant Senior Manager.

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