La Piscine – Edition 2015

La Piscine 2015 de l’EPITA : un plongeon dans le grand bain pour les étudiants de 3e année

 

Du 14 au 25 septembre, les étudiants de 3e année, la première du cycle Ingénieur de l’EPITA, ont découvert la Piscine, cette période charnière de leur cursus où ils consacrent quasiment 20 h par jour à développer leurs compétences en informatique pour aller jusqu’au bout de leurs limites.

 

Il est 14 h passées ce mercredi 23 septembre. Dans les salles d’informatique du campus technologique IONIS Education Group – Kremlin Bicêtre, beaucoup d’EPITéens travaillent encore tandis que certains, penchés sur leur clavier, dorment désormais à poings fermés. Il faut dire que la période de rush de la Piscine touche à sa fin : d’ici une dizaine d’heures, le dernier des trois projets secrets ayant animé leur quotidien depuis plus d’une semaine sera à rendre et les étudiants pourront enfin penser à se détendre lors d’un week-end d’intégration bien mérité. Chez la grande majorité des participants, on trouve quelques signes de fatigue (un nez qui coule, des petits yeux, un débit de parole moins vif qu’à l’accoutumée), mais chez tous ceux qui sont encore éveillés, on note surtout une énorme satisfaction d’avoir surmonté cette épreuve mythique.

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La fatigue, mais avec le sourire
Mehdi Bounacer et Stanislas Girard (EPITA promo 2018) sont de ceux-là. « On a eu trois projets : deux en amont puis un dernier qu’on nous a annoncé à 10 h ce matin et qu’on doit rendre pour 5 h 42 demain matin : c’est bientôt la fin, explique Stanislas avec le sourire, heureux de voir enfin le bout d’un tunnel qu’il appréhendait. Avant de commencer la Piscine, on imagine que c’est intense mais, une fois qu’on est dedans, c’est différent : la fatigue, dormir 2-3 heures par nuit, ça attaque forcément un peu. On était prêt mais la réalité fait quand même mal ! »
« On a appris beaucoup de choses et tout s’est enchaîné très vite, ajoute Mehdi. Pour suivre, il faut vraiment être attentif à tous les cours car chacun d’entre eux est indispensable. Après, c’est sûr que qu’il y en a de moins évidents que d’autres, que des notions peuvent être plus compliquées… J’ai coulé par moment mais je me suis forcé à remonter ! » Redoutable sur le papier, la Piscine l’est donc tout autant, si ce n’est plus, une fois qu’on plonge dans le grand bain.

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Des 5es années pour guider les étudiants
Julien Dubois (EPITA promo 2016) est déjà passé par là. Actuellement en 5e année, il fait partie des accompagnateurs de cette Piscine 2015, les fameux ACU censés guider les étudiants. « Il faut savoir que la piscine, ce n’est pas la partie la plus facile de l’année mais les étudiants de cette promotion s’en sortent bien globalement, estime-t-il. Les différents projets leur permettent de comprendre quelles sont les bases de langage et comment marchent des fonctions qu’ils auront à utiliser quotidiennement dans leur cursus. Pour ma part, la Piscine m’a permis d’apprendre à travailler proprement, à coder en C avec toutes les normes qu’on a actuellement alors que je n’avais jamais utilisé ce langage auparavant. Il faut bien revoir les bases et essayer de suivre les conseils et deadlines donnés : cela sera lors de cette période mais aussi tout au long de l’année qui suit. Plus généralement, la Piscine m’a aussi permis de voir quelles étaient mes limites en matière de capacité de travail. »

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Connaître ses limites : un atout les futurs ingénieurs
Plus qu’un simple exercice, la Piscine est donc avant tout un bon moyen de se tester et connaître ce dont on est capable. « On voit beaucoup de notions en très peu de temps, on nous apprend à être rigoureux, avec des méthodes et des outils pour être efficace dans le code, mais surtout, on dépasse nos limites et on peut voir nos capacités en période de stress », analyse Lucas Marty(promo 2018) entre deux étirements salvateurs. « Si demain, tu me dis on se lève à 5h du matin après avoir dormi quelques heures, je sais que je serai autant productif que si j’avais dormi 7 ou 8 heures », s’amuse pour sa part Stanislas.

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Des combines pour tenir le coup
Enfin, outre le travail, chacun possède sa petite méthode pour éviter de boire la tasse. « Il faut garder confiance et ne surtout pas rester seul, avertit Lucas. Il faut s’ouvrir aux autres car on est tous dans la même galère ! D’ailleurs, j’adore l’ambiance qu’il y a : on peut demander de l’aide aux ACU, à son voisin. Tout le monde est sympa et essaie de rester positif même avec la fatigue qui s’accumule. » Et s’ils sont nombreux à confier faire appel aux vertus du café ou des barres énergétiques pour tenir le coup, d’autres comptent sur… des peluches ! « La peluche, ça aide à prendre du recul et à détacher les yeux de l’écran pour faire le point, glisse Mehdi. C’est bénéfique car, quand on se prend la tête sur un problème, il faut savoir s’aérer l’esprit et souffler un peu ! »