Green Code Lab Challenge 2015

Une équipe de l’EPITA à la 2e place du Green Code Lab Challenge 2015

 

Organisée du 2 au 4 décembre 2015, l’édition 2015 du Green Code Lab Challenge a vu s’affronter de nombreuses équipes de développeurs informatique à travers le monde autour d’un seul et même défi lié à l’éco-conception logicielle. À l’issue de cette compétition visant à dénicher les meilleurs green developers, c’est l’équipe Bankizz de Clément BourdinTommy Brodjanac-LopesPierre Sabot et David Zamani Kord (EPITA promo 2016), quatre étudiants en 5e année de la majeure MTI, qui a atteint la deuxième marche du podium. Une belle prestation sur laquelle reviennent Clément et Pierre.

 

Qu’est-ce que le Green Code Lab Challenge ?
Clément : Il s’agit d’un challenge international qui réunissait plein d’étudiants et d’entreprises pour développer une solution la moins énergivore possible. Cette année, le but était de développer un petit serveur sur un Raspberry Pi. En gros, les organisateurs du Challenge envoyaient des données sur notre Raspberry Pi et notre rôle était de rattraper ses données pour ensuite les envoyer sur notre serveur dans le Cloud en dépensant le moins d’énergie possible.

Était-ce la première fois que vous participiez à un tel concours ?
Clément : Moi non, mais les autres membres de l’équipe oui.

Aviez-vous déjà travaillé avec un Raspberry Pi ?
Pierre : En fait, dans un challenge comme celui-là, la technologie n’a pas vraiment d’importance. Le Raspberry Pi était juste le support sur lequel nous récoltions l’information : il n’y avait donc rien de particulier à savoir sur lui pour réussir et ce n’était pas nécessaire de l’avoir déjà utilisé auparavant. Le plus difficile, c’était de choisir le bon langage, celui qui allait bien s’interfacer avec tous nos composants. En l’occurrence, nous avions choisi le langage C, un langage que nous connaissions déjà bien grâce à l’EPITA.
Clément : Il faut savoir que C est un langage natif au système d’exploitation du Raspberry Pi mais aussi du serveur. C’est également un langage qui consomme très peu de ressources, ce qui fait que nous n’avons pas eu à intégrer de bibliothèques externes. C’était vraiment le langage le plus adapté au projet.
Pierre : Nous ne sommes pas partis sur quelque chose de très évolué d’un point de vue algorithmique puisque les messages envoyés n’étaient pas forcément très longs et ne demandaient pas d’être traités outre-mesure. Le but du jeu consistait simplement à récolter ces messages et transmettre le minimum d’informations à notre serveur pour dépenser le moins d’énergie possible. Pour cela, nous avons dû faire des optimisations au sein même du langage.

Qu’est-ce que vous avez le plus apprécié lors de ce Green Code Lab ?
Clément : Nous avons beaucoup apprécié le fait que ce concours était en relation directe avec l’actualité et notamment la COP21. Après, l’événement en lui-même était super bien organisé, avec une très bonne ambiance. Cela nous a aussi permis d’apprendre quelques trucs, sur l’économie mais aussi l’optimisation algorithmique.
Du coup, cela vous servira plus tard dans le monde professionnel pour développer des applications plus éco-responsables ?
Pierre : C’est certain, d’autant que développer des applications et des systèmes qui consomment moins d’énergie va forcément générer moins de frais pour les entreprises. C’est donc un enjeu à la fois écologique et économique.

Enfin, quelle récompense avez-vous reçue pour être arrivés à la deuxième place ?
Clément : Nous avons gagné un chèque de 1 000 euros !

J’imagine que vous allez les répartir équitablement entre vous ?
Pierre : J’espère bien !

 

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Une partie de l’équipe Bankizz (David, Clément et Pierre) entourée de Joël Courtois, directeur général de l’EPITA (à gauche) et Thierry Leboucq, président du Green lab center
Crédit Photo : Club Ephemere