Une promotion, 8 projets : découvrez l’Urban Chatbot conçu par Guillaume Audinet, Louis Jacquelin, Florian Russo et Prescillia San de la Majeure MTI !

Une promotion, 8 projets : découvrez l’Urban Chatbot

Chaque année, les étudiants de 5e année de l’EPITA dévoilent lors du Majeure Day leur projet de fin d’études (PFEE) sur lequel ils ont passé plusieurs mois à travailler en équipe. Sélectionné pour faire partie des huit projets portés par ceux de la promotion 2018 que l’école vous propose de découvrir, Urban Chatbot a été mené en partenariat avec l’entreprise Veolia par Guillaume Audinet, Louis Jacquelin, Florian Russo et Prescillia San, tous étudiants de la Majeure Multimédia et Technologies de l’Information (MTI).


Une partie de l’équipe Urban Chatbot
De gauche à droite : Louis Jacquelin, Prescillia San et Florian Russo


En quoi consistait ce projet Urban Chatbot ?

Louis Jacquelin : Nous devions partir d’une application déjà existante de Veolia qui s’appelle Urban Pulse afin de fournir un chatbot reprenant ses fonctionnalités phares et plus à même à plaire aux clients-utilisateurs. Le but était de réussir à fournir ces services depuis la messagerie Facebook.

Qu’est-ce qu’Urban Pulse ?

Louis : On pourrait très bien présenter cette appli comme un espèce de couteau suisse urbain. Elle met à disposition plein d’informations, de la qualité de l’air à la question transports en passant par des idées de sorties culturelles ou de restaurants. Elle donne également la parole aux citoyens en leur permettant de remonter d’éventuels problèmes présents dans la ville où ils se trouvent.
C’est vrai que l’on connaît plus Veolia pour son activité en rapport avec l’eau, l’énergie ou les déchets, mais comme elle travaille aussi beaucoup avec les entreprises et les acteurs publics, elle a accès à d’énormes jeux de données qu’elle peut exploiter à travers ce genre d’applications.
Florian Russo : Veolia veut aussi miser sur un service réellement de proximité pour être au plus près des commerçants et des citoyens pour concurrencer des Google et Amazon sur des services d’envergure nationale.



Comment en êtes-vous arrivés à travailler sur ce projet ?

Louis : Sur les projets avec entreprises qui nous étaient proposés par l’EPITA, nous avons choisi de candidater pour travailler sur celui-ci pour sa dimension proximité.
Florian : Nous aurions pu travailler sur un PFEE libre, mais l’idée de réaliser un projet durable pour une entreprise comme Veolia nous séduisait aussi pour expérimenter ce que pouvait être une relation client avec un grand groupe. La gestion de ce projet demandait d’échanger un maximum avec les équipes de Veolia.
Louis : Un autre avantage de cette démarche, c’était la possibilité de voir et pratiquer des process propres à une entreprise que l’on ne verrait pas forcément dans le cadre de l’école. C’était très intéressant et un bon avant-goût de ce qui allait nous attendre une fois notre cursus à l’EPITA terminé.

 

Qu’avez-vous le plus apprécié durant cette expérience ?

Florian : À la base, nous n’étions pas forcément des experts sur les technologies chatbot. Du coup, pouvoir explorer ce domaine a vraiment été plaisant. L’autre point marquant, c’est justement le fait de définir la personnalité à attribuer au chatbot, réaliser un comparatif des technologies existantes… Toute la partie de réflexion à mener en amont a été particulièrement plaisante. Cela nous a permis d’essayer plusieurs choses plutôt que de partir sur du code directement.
Louis : Je suis d’accord. Le plus intéressant dans ce projet, c’était le fait de pouvoir découvrir une nouvelle technologie en dehors de l’école, en compagnie de professionnels, pour ensuite être en mesure de réaliser des choix et de les défendre auprès de Veolia.



Quel a été le plus gros défi à relever ?

Florian : Sans doute le démarrage technique de par la grosse phase d’études exigée par Veolia. Cela a demandé beaucoup de temps et nous a forcé à décaler la phase de tests : le produit fonctionne donc aujourd’hui, mais il devra attendre encore avant d’être mis sur le marché.
Louis : Après la partie concernant le test de technologies que nous ne connaissions pas au départ, il a fallu prendre le temps de la réflexion avant de partir dans une direction plutôt qu’une autre, histoire de ne pas avoir de regret une fois la phase de développement enclenchée. Nous devions réussir à surpasser l’incertitude initiale.
Florian : Veolia nous a justement demandé de produire beaucoup de benchmarks sur la concurrence et les différentes technologies déployées. Nous n’avions encore jamais abordé quelque-chose comme cela auparavant, en tout cas pas d’une pareille ampleur. Evidemment, après coup, on se dit toujours que l’on aurait pu réduire cette phase en amont sans perdre pour autant en qualité afin de passer plus rapidement sur la partie technique, mais tout cela fait partie de l’apprentissage. Au fond, je pense que nous avons davantage appris en se donnant chacun une technologie à tester en live pour ensuite faire un rapport détaillé dessus, qu’en cherchant des informations sur Internet en tenant compte des « partisans » et des « opposants » à telle ou telle technologie.



Où en est le produit ?

Louis : Le prototype est encore en phase de test chez Veolia, même s’il pourrait très bien être déployé aujourd’hui d’un point de vue architecture. Avant de partir en stage, nous avons assuré le passage de connaissances avec le lead dev en charge de l’application Urban Pulse car il espère à terme pouvoir présenter le projet aux élus locaux. Pour le moment, le chatbot est encore jeune : il doit encore progresser pour être en mesure d’apporter des résultats conformes aux attentes des utilisateurs.
Florian : Il s’agit pour les équipes de Veolia de multiplier les tests pour procéder à des ajustements au fur et à mesure et étudier des cas auxquels nous n’avons pas été forcément confrontés. Si le chatbot comprend certaines phrases, il existe sans doute énormément d’autres façons de communiquer avec lui pour le rendre plus efficace et rapide.

 

Selon vous, quel est l’intérêt de choisir la Majeure MTI quand on étudie à l’EPITA ?

Florian : MTI nous apprend d’abord à nous organiser pour bien gérer les périodes de travail, y compris les rushs non prévus. Evidemment, la Majeure permet de découvrir un grand nombre de technologies. Je pense sincèrement avoir plus appris lors de ces deux dernières années via MTI que durant les trois premières. C’est intense.
Louis : Je rejoins Florian : MTI est une Majeure très complète. C’était d’ailleurs ce qui m’avait incité à m’y inscrire, pour voir énormément de technologies et également acquérir des compétences en gestion de projets, en organisation. En compagnie des enseignants et de professionnels parfois externes à l’école, on apprend à s’organiser, à dresser un planning, à établir des points de contrôle, prévoir des réunions…