Retour sur le stage Girls Can Code! 2018 avec Maëllys et Esther !

D’un côté, il y a Maëllys. Originaire du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), elle vient de débuter son année de Terminale S à l’âge de 17 ans. De l’autre, il y a Esther. Âgée de 11 ans, cette collégienne de cinquième vit à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Leur point commun ? Elles ont toutes les deux participé au stage Girls Can Code! 2018 organisé du 27 août au 1er septembre à Paris par l’association Prologin de l’EPITA. Ces deux jeunes passionnées d’informatique reviennent sur cette expérience et sur leur attrait pour le monde du code !


Maëllys et Esther


« L’informatique : à la fois un jeu et un casse-tête mental ! » – Maëllys

 

Comment as-tu découvert Girls Can Code! ?
Maëllys : En me baladant sur Internet, même si l’on m’avait déjà conseillé de jeter un coup d’œil à ce stage quand j’ai participé à WI-FIlles, un programme d’initiation aux métiers techniques de l’informatique.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans l’informatique ?
Quand j’étais en seconde, je n’y connaissais vraiment rien. Cela m’avait l’air ultra compliqué et pas forcément accessible. Or, comme j’aime bien justement aller vers ce que je ne connais pas et ce qui est compliqué, j’ai voulu voir comment cela fonctionnait en rejoignant des programmes d’initiation. En tant que débutante, je voulais simplement essayer, quitte à ce que je n’y arrive pas ou cela ne me plaise pas. Au final, et même si j’ai pas mal galéré, j’ai réussi à m’y mettre et me suis rendu compte que l’informatique était accessible à tous malgré les difficultés de départ : il n’y a pas besoin de faire des études de maths ou de sciences très poussées pour se lancer !
Ce qui me plaît avec l’informatique, c’est qu’il s’agit à la fois d’un jeu et d’un casse-tête mental. On est face à une multitude de petites énigmes et problèmes à résoudre. Mais ce que j’aime vraiment là-dedans, c’est que l’on n’est pas obligé d’avoir tout bon dès le début. Au contraire, je pense que c’est un domaine qui fonctionne beaucoup sur l’erreur : pour réussir, il faut rater d’abord plein de fois. En gros, plus on rate, plus le code fait sera bon ! Cela m’arrange car je ne réussis pas toujours tout du premier coup ! Là, je peux progresser au fur et à mesure.

Qu’as-tu pensé de GCC ?
J’ai particulièrement apprécié la manière dont sont présentés et organisés les TP : ils portent sur plein de sujets et à la fois très complets et expliqués simplement. Surtout, lorsqu’on se retrouve face à un problème, on peut toujours compter sur un membre de Prologin pour nous expliquer ce problème et nous aider à le résoudre sans pour autant donner de solutions toutes faites. Ils sont plus là pour nous poser des questions afin que l’on puisse créer le raisonnement adapté et ne plus reproduire les mêmes erreurs. C’est cool car j’ai parfois besoin que l’on m’explique plusieurs fois quelque chose. Avec GCC, c’est fait de différentes façons : il n’y a pas un prof qui fait les choses à sa manière, mais plein de membres de l’asso ayant leur propre méthode, leur propre approche. Du coup, on a toujours quelqu’un qui va coller davantage à notre façon de penser et nous permettre de comprendre facilement.


Lors du stage, tu as pu rencontrer Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du Numérique auprès du premier ministre, mais aussi Dipty Chander. As-tu apprécié ce moment ?
Oui ! C’était agréable de pouvoir discuter avec des personnes qui évoluent dans le domaine de l’informatique et encore plus quand elles occupent des postes à responsabilités. On a pu échanger sur de nombreux sujets, sur leur vision et les besoins du numérique… et donner nos idées ! Cela nous a aussi permis de mieux comprendre les enjeux de l’informatique et de nous projeter dans une cette voie. On se dit que le numérique, ce n’est pas que rester derrière un ordi : cela touche tous les secteurs, du monde politique à toutes les entreprises.

Justement, sais-tu ce que tu comptes faire plus tard ?
Pas du tout, d’autant plus que le numérique touche tous les domaines et qu’il me reste encore du temps pour choisir où aller ! Mais je sais que la maîtrise des bases de l’informatique m’ouvrira plus de portes. D’ailleurs, si un jour je suis amenée à me retrouver devant des lignes de code dans le cadre de mon travail, je ne serai pas perdue : même si c’est face à une chose compliquée, je serai capable de la déconstruire petit à petit pour mieux l’appréhender.


 

« L’informatique nous permet de créer ce que l’on veut » – Esther

 

Comment as-tu découvert Girls Can Code! ?
Esther :
C’est ma mère qui a proposé de m’y inscrire et j’ai tout de suite accepté !

Étais-tu déjà intéressé par le code et l’informatique ?
Oui. Je faisais déjà un peu de programmation. Au début, je passais par le logiciel Scratch puis, quand ma mère m’a dit que Girls Can Code! allait me permettre de découvrir le langage Python, j’ai décidé de m’y mettre. Pour cela, je suis allé sur le site de l’association France-ioi pour découvrir les bases.

Quand as-tu commencé ?
Oh, je ne sais plus ! Peut-être quand j’étais en CM2 ou en sixième. J’ai vraiment commencé à m’y intéresser grâce à mon grand-père qui est jury pour un concours de livres scientifiques. Un jour, il nous a envoyé un livre sur l’informatique dans lequel se trouvait un petit programme à écrire sous Scratch. J’étais trouvé ça cool et cela m’a donné envie de continuer.


Qu’est-ce qui te plaît dans l’informatique ?
Ce qui est marrant avec l’informatique, c’est que cela nous permet de créer ce que l’on veut. Moi par exemple, j’aime bien créer des jeux vidéo. Lors de Girls Can Code!, j’ai réalisé un jeu avec un requin qui mange des poissons, mais auparavant j’avais déjà pu faire un jeu de plateforme avec un personnage devant monter jusqu’à une maison ou encore un clone de Pong.

Qu’as-tu pensé de GCC ?
C’était trop cool ! Les TP sont vraiment sympas et m’ont permis d’apprendre plein de trucs, comme de nouvelles commandes sur Python. Je sens que cela m’a fait progresser car, avec GCC, j’ai réussi à résoudre un exercice de France-ioi sur lequel je bloquais. Et ce qui était cool aussi durant la semaine, c’était de pouvoir faire un laser game. J’adore ça !

Sais-tu déjà ce que tu comptes faire plus tard ?
Je veux devenir scientifique, comme ma mère et mon père ! D’ailleurs, ils font aussi un peu de programmation. Moi, je pense que la programmation me sera sûrement utile dans ma vie prochaine… même si, aujourd’hui, je la fais aussi pour m’amuser !


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